Brésil / Vatican

Brésil: l'impatience monte avant l’ouverture des JMJ à Rio

Sculture du pape François, sur la plage Copacabana à Rio (17 juillet 2013).
Sculture du pape François, sur la plage Copacabana à Rio (17 juillet 2013). REUTERS/Ricardo Moraes

C’est son premier grand voyage international en tant que pape. François est attendu à Rio de Janeiro à 16 heures (heure locale) pour les 28e Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Une semaine entière, à la fois spirituelle et festive. Mais aussi un voyage très attendu, puisque le pape argentin retrouve l’Amérique latine et les JMJ de Rio devraient réunir au moins 1,5 million de jeunes venus du monde entier.

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De notre envoyée spéciale à Rio de Janeiro,

C’est la deuxième fois que les JMJ se tiennent en Amérique latine. La précédente édition remonte à 1987 en Argentine à Buenos Aires avec le pape Jean-Paul II. Le choix de Rio n’est pas lié à l’élection du pape argentin. C’est Benoît XVI qui avait annoncé lors des JMJ d’août 2011 à Madrid la tenue de la prochaine rencontre mondiale de la jeunesse au Brésil.

C’est une heureuse coïncidence que ce choix de Rio et cette venue du pape François, dont on connaît l’intérêt pour les questions de justice sociale, intervient alors que la vague de contestations au Brésil n’est pas retombée. Pour le père Francys Silvestrini, adjoint du Provincial des jésuites au Brésil, si les JMJ sont la fête de la foi, elles sont une invitation à repenser les réalités sociales du pays.

Pacification des favelas

L’Eglise brésilienne, en lien étroit avec le Vatican, et la ville de Rio, se préparent depuis près de deux ans à l’organisation de cet évènement. Pour la ville de Rio, qui doit accueillir dans un an la Coupe du monde de football, les JMJ sont à la fois un test et la démonstration qu’elle est en mesure d’assurer la sécurité de ce type de manifestations.

Si des progrès ont été réalisés dans ce sens ces dernières années avec notamment la pacification de plusieurs favelas, les pèlerins, comme l’a souligné le consul général de France à Rio Jean-Claude Moyret, doivent respecter des règles de sécurité de base. Mais ce dernier se montre confiant.

Style simple et chaleur humaine

La délégation française, 5 200 jeunes dont 60 volontaires, est très bien organisée avec un QG basé dans une paroisse de Rio. Les pèlerins français viennent de passer une semaine dans plusieurs diocèses du Brésil, où ils ont été reçus dans des familles. Tous ont été frappés par la pauvreté et touchés par l’accueil très chaleureux qu’ils ont reçu.

Simon, un volontaire arrivé il y a six mois pour accueillir la délégation française, souligne que les Brésiliens ont un grand cœur et qu’ils sont heureux d’accueillir tous ces jeunes venus du monde entier et fiers de recevoir le pape François, qui a su d’emblée par son style simple et sa chaleur gagner les cœurs.

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