La revue de presse des Amériques

A la une : les révélations du groupe Halliburton dans la marée noire de 2010 aux Etats-Unis

Les bureaux de la compagnie Halliburton à Houston, au Texas.
Les bureaux de la compagnie Halliburton à Houston, au Texas. REUTERS/Richard Carson

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Les bureaux de la compagnie Halliburton à Houston, au Texas.
Les bureaux de la compagnie Halliburton à Houston, au Texas. REUTERS/Richard Carson

Le groupe américain de services pétroliers Halliburton accepte de plaider coupable de destruction de preuve, titre The Advocate, le journal de la Nouvelle-Orléans. L’entreprise « avait conçu le coffrage du puits de Macondo qui a explosé, entraînant la plus grosse catastrophe environnementale de l’histoire des Etats-Unis », rappelle le quotidien. « Halliburton accepte de payer une amende de 200 000 dollars », évoque le site internet NOLA, basé en Louisiane. Une somme qui fait réagir les internautes du site. Ils se scandalisent d’une si faible montant au regard des profits engendrés par la firme. Ce qui suscite encore davantage d’indignation dans la presse américaine, c’est que Halliburton ne sera pas poursuivit au pénal. Le New York Times écrit : « Cet épisode n’était pas complètement inattendu après la première phase du procès civil qui a eu lieu à la Nouvelle-Orléans ». Cependant, ajoute le quotidien de New-York, « le président de la commission chargé de l’accident a conclu que les responsables de l’entreprise était au courant des faiblesses des matériaux utilisés avant la catastrophe mais n’a rien fait pour autant. »

Amendes en série

La société va non seulement payer cette amende mais « elle a décidé de faire une contribution volontaire de 55 millions de dollars à une fondation de protection des poissons et de la nature », nous apprend le New York Times. Mais, précision importante du Washington Post, « Halliburton espérait faire reconnaître cette donation auprès du tribunal. Ce que la cour de Louisiane a finalement refusé ».

Le quotidien de Washington récapitule aussi l’ensemble des deals, ces accords passés entre les responsables et les autorités américaines. Suite à cette catastrophe de Deepwater Horizon qui avait fait 11 morts et laissé échapper 5 millions de barils de pétrole dans le Golfe du Mexique, BP avait versé 4 milliards de dollars pour éviter une peine plus lourde. De son côté, TransOcean, le propriétaire de la plate-forme pétrolière, s’en était tiré pour 1,4 million de dollars. Des amendes records mais qui ne règlent pas les problèmes, soulève la presse américaine. Jeudi 25 juillet, un nouvel incident a eu lieu dans ce même Golfe du Mexique. Un feu a pris sur une plate-forme gazière, heureusement sans faire de victime ni de dégât.

Témoignage d’une des jurés du procès Zimmerman

L’affaire avait fait grand bruit aux Etats-Unis. George Zimmerman a été acquitté du meurtre de Trayvon Martin, un jeune homme noir. Dans une interview à la télévision américaine, un des membres du jury a assuré que l’accusé était coupable mais qu’il s’en est tiré. Un témoignage qui fait des vagues dans la presse américaine. Le Miami Herald, qui couvre l’actualité en Floride où a eu lieu le meurtre, titre sur ce témoignage. « Angoissée et présentant ses excuses », écrit le quotidien, « c’est la seule jurée qui a accepté de montrer son visage et de discuter de l’acquittement de George Zimmerman ». Avant de citer la jeune femme, qui est nommée par le prénom Maddy : « Vous ne pouvez pas mettre un homme en prison même si dans votre cœur vous sentez qu’il est coupable ».

Aspect racial de côté

USA Today, le grand journal populaire des Etats-Unis, revient aussi sur ces nouvelles déclarations. Le quotidien reprend la majeure partie de l’interview. L’auteur revient aussi sur l’aspect racial du procès : « Le fait que Zimmerman soit hispanique et Martin afro-américain avait été mis en avant par l’accusation et le bureau du procureur dès le début du procès ». Mais écrit, USA Today, « cette question a été complètement délaissée par le jury ». Maddy assure que, en ce qui la concerne, « elle n’a pas jugé un procès racial ». Dans ce même article, on lit que l’infirmière de 36 ans « tient à présenter ses excuses aux parents de Trayvon Martin ». Maddy assure en tout cas qu’il « était impossible de faire condamner le meurtrier en suivant la loi en vigueur ».

60 ans de la révolution cubaine

Le 26 juillet 1953, les révolutionnaires cubains ont pris une caserne alors occupée par 400 militaires loyaux au régime de Batista. C’est la première étape vers la chute de ce régime et la prise du pouvoir par Fidel Castro et ses alliés communistes. Granma, le journal de l’île, nous apprend que le président Raul Castro, frère de Fidel, participera au grand gala organisé pour l’occasion. Les chefs d’Etat de 3 pays d’Amérique latine ont aussi fait le déplacement. Mais on ne sait pas si Fidel Castro s’y présentera.

Critiques autour de l’organisation des JMJ

Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) se terminent ce dimanche 28 juillet. Jeudi 25 juillet, le souverain pontife était sur la mythique plage de Copacabana à Rio. Un million de fidèles étaient réunis, selon les JMJ. Un peu moins selon le Folha de Sao Paolo qui en a compté 865 000. Son confrère du Correio Braziliense a vu dans cette soirée « l’apothéose du pape François ». Les photos des marées humaines de croyants couvrent les pages de la publication. Pour O Globo, « la fête n’a pas été gâchée par le temps ». En effet les bourrasques de vents et les pluies étaient fortes hier. Folha met cependant un bémol. La publication note les « nouvelles erreurs dans l’organisation qui a entraîné des embouteillages monstres dans la ville ». Autre coup de colère dans O Globo : le journal relate que le site de Guarabita, à 40 kilomètres de Rio, a été abandonné pour la veillée et la dernière messe. « Ce lieu devait accueillir 2 millions de personnes », peut-on lire dans O Globo. Finalement, il ne s’y passera rien. A cause des conditions météo, les organisateurs ont préféré déplacer les derniers événements sur la plage de Copacabana. Entraînant de nouvelles dépenses inutiles.

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