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Etats-Unis

Prison à vie pour un sergent américain coupable d’avoir massacré seize Afghans

Le sergent Robert Bales représenté lors du procès.
Le sergent Robert Bales représenté lors du procès. REUTERS/Peter Millet
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le sergent Robert Bales, 40 ans, a été condamné hier, vendredi 23 août, par un jury militaire à la prison à vie sans possibilité de libération anticipée pour avoir massacré l’an dernier, de sang-froid seize villageois afghans.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Ce fut sans doute l’un des actes les plus atroces commis par un soldat américain en Afghanistan. Le 11 mars 2012 aux petites heures du matin, le sergent Bales quitte sa base dans la province de Kandahar, et armé d’un pistolet 9 mm et d’un fusil, se rend dans un village voisin où il va tuer, de sang-froid, seize civils afgans, en majorité des femmes et des enfants.

Un geste qu'il n’a pas pu expliquer lors du procès, même s’il a finalement présenté des excuses jeudi. Le procureur l’a accusé d’être un homme sans moralité. Son avocate a plaidé le stress de la guerre : Bales a été affecté quatre fois en Afghanistan. Il avait aussi des difficultés personnelles, il était en retard dans le paiement d’une hypothèque immobilière, il s’inquietait des dépenses de sa femme, et il n’avait pas reçu la promotion qu’il attendait. Des raisons qui, aux yeux des jurés, n’étaient pas des circonstances atténuantes.

Les familles des victimes en colère

Après moins de deux heures seulement de délibération, le jury a conclu a l’entière culpabilité du soldat. Comme celui-ci avait plaidé coupable, afin d’échapper à la peine de mort, il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération anticipée. Toutefois, un officier supérieur peut changer la sentence de la cour martiale et en atténuer la rigueur, offrant la possibilité d’une libération conditionnelle.

Pour les familles des victimes dont beaucoup avaient fait le voyage pour suivre le procès, justice n’a pas été faite. Elles réclamaient la peine de mort. L’un des parents a demandé : « Comment vous, Américains, auriez-vous réagi si quelqu’un avait pénétré chez vous en pleine nuit, avait tué onze des vôtres et essayé de brûler leurs corps ? »

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