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Bolivie / Brésil

Coup de chaud sur les relations entre le Brésil et la Bolivie: Antonio Patriota limogé

Roger Pinto, opposant au président bolivien Evo Morales, est hébergé au Brésil par Fernando Tiburcio, homme de loi vivant à Brasilia. Le 26 août 2013.
Roger Pinto, opposant au président bolivien Evo Morales, est hébergé au Brésil par Fernando Tiburcio, homme de loi vivant à Brasilia. Le 26 août 2013. REUTERS/Ueslei Marcelino
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est une affaire qui pourrait bien envenimer les relations entre le Brésil et la Bolivie. La fuite au Brésil d’un opposant bolivien réfugié dans l’ambassade brésilienne de La Paz depuis 15 mois a déclenché la colère d'Evo Morales. La présidente du Brésil Dilma Roussef a limogé son ministre des Affaires étrangères, Antonio Patriota lundi 26 août. Il sera remplacé par l'ambassadeur du Brésil à l'ONU, Luiz Alberto Figueiredo. 

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aAvec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

C’est à bord d’un véhicule diplomatique brésilien que le sénateur dissident a réussi à quitter la Bolivie. Escorté par une voiture avec à son bord plusieurs militaires brésiliens, l’opposant bolivien Roger Pinto a parcouru plus de 1600 km en 22 h sans être repéré, avant de franchir sans encombres la frontière avec le Brésil où il a pris un avion pour Brasilia.

Le sénateur bolivien était réfugié dans l’ambassade brésilienne de La Paz depuis 455 jours. Opposant politique de droite au président Evo Morales, il avait demandé l’asile politique au Brésil. Roger Pinto se disait victime de persécutions politiques de la part du gouvernement bolivien dont il accuse plusieurs membres d’être liés au trafic de drogue. Roger Pinto doit lui même faire face à plusieurs accusations de corruption.

L’année dernière le président Evo Morales avait déjà qualifié d'«erreur» le droit d’asile accordé au sénateur Pinto par le Brésil. Suite au scandale diplomatique provoqué par son exfiltation, un attaché commercial de l’ambassade du Brésil s’est finalement attribué la responsabilité de la fuite clandestine du sénateur bolivien dont la vie, était selon lui, menacée. Mais dans sa riposte, Dilma Roussef a sanctionné au plus haut niveau.

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