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Chili

Chili: le président Pinera condamne pour la première fois la junte militaire

Le président Sebastian Pinera, à Asuncion, au Paraguay, le 14 août 2013.
Le président Sebastian Pinera, à Asuncion, au Paraguay, le 14 août 2013. REUTERS/Jorge Adorno
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C'est une première : le président chilien - de droite - Sebastian Piñera a reconnu la junte militaire responsable de violations des droits de l’homme. A l’approche de la commémoration du 40e anniversaire du coup d’Etat, à deux mois de l’élection présidentielle du 17 novembre, les déclarations se multiplient, les mea culpa aussi.

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Avec notre correspondante à Santiago du Chili, Laurie Fachaux

« Il y a eu beaucoup de complices passifs qui savaient et n’ont rien fait ou n’ont pas voulu savoir ». Sebastian Piñera est le premier président de droite depuis le retour de la démocratie. Il est aussi le premier à reconnaître les erreurs de la dictature et de la droite chilienne, mais pas seulement. Le président a aussi pointé du doigt la soumission des juges et des journalistes « qui n’écrivaient pas ce qui correspondait à la vérité ». Officiellement, pendant la dictature, au moins 40 000 personnes sont mortes.

Un ancien partisan de Pinochet

Les déclarations du président mettent mal à l’aise la candidate de droite à la présidentielle, Evelyn Matthei, à deux mois et demi du scrutin. Evelyn Matthei milite au sein de la UDI, Union démocrate indépendante, fondée par des partisans de Pinochet en 1989, un an avant qu’il ne quitte le pouvoir. Son père, général, a fait partie de la junte militaire. Et en 1988, Evelyn Matthei avait voté « oui » au plébiscite pour Pinochet.

La candidate a déclaré ce samedi avoir toujours défendu les droits de l’homme. Une manière d’apaiser une forte polémique déclenchée cette semaine, alors qu'Evelyn Matthei avait déclaré : « Je n’ai à demander pardon pour rien du tout. J’avais 20 ans au moment du coup d’Etat. »

La commémoration du 11 septembre 1973 s’avère donc un exercice d’équilibre périlleux pour le pouvoir exécutif et sa candidate à la présidentielle.

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