Colombie

Démission collective du gouvernement colombien

Dés étudiants colombiens manifestent à Bogota, en soutien au mouvement des paysans, le 20 août 2013
Dés étudiants colombiens manifestent à Bogota, en soutien au mouvement des paysans, le 20 août 2013 Reuters

En Colombie, la fronde sociale qui paralyse le pays depuis plus de deux semaines, a ses premières répercussions politiques. Alors que le gouvernement négocie depuis quelques jours avec les différents secteurs en grève, les ministres ont proposé hier au président colombien leur démission collective. Elle devrait permettre à Juan Manuel Santos de remanier le gouvernement à sa guise.

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L'annonce n'a surpris personne en Colombie : les ministres et hauts fonctionnaires du gouvernement proposent de tirer leur révérence. Depuis le 19 août, date à laquelle les paysans, suivis par les camionneurs, les mineurs, les étudiants et les centrales ouvrières ont lancé un mouvement de grève nationale, les membres de l'exécutif sont sous le feu des critiques.

Bons techniciens de la politique, ils sont cependant jugés trop hautains, trop élitistes aussi pour comprendre les préoccupations de la population colombienne, et notamment des paysans pauvres dans les provinces reculées du pays.

Affrontements violents

Il a fallu dix jours et des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre pour que le gouvernement prenne la mesure de la contestation sociale et ouvre des négociations avec les protestataires.

En présentant leur démission collective, les ministres et fonctionnaires sur la sellette permettent au président de choisir une nouvelle équipe gouvernementale. Non seulement pour trouver une issue à la crise actuelle, mais aussi et avant tout pour garantir sa réélection.

Juan Manuel Santos devrait en effet présenter sa candidature d'ici le mois de novembre. L'élection présidentielle est prévue au printemps prochain.

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