Brésil

Brésil: les manifestations anticorruption n’attirent plus les foules

Les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants sont devenus récurrents. Ici le 7 septembre 2013 à Brasilia, aux abords du grand stade de la ville.
Les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants sont devenus récurrents. Ici le 7 septembre 2013 à Brasilia, aux abords du grand stade de la ville. REUTERS/Ueslei Marcelino

De nouvelles manifestations ont eu lieu au Brésil à l’occasion de la fête nationale, samedi 7 septembre 2013. Des rassemblements beaucoup moins imposants qu’il y a deux mois. Le mouvement contre la corruption semble - pour le moment - s’effilocher.

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Avec notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard

Rio, Sao Paulo, Brasilia, dans toutes les grandes villes, aux quatre coins du Brésil, les manifestants ont de nouveau battu le pavé. Mais la mobilisation n’est plus aussi forte. Les rassemblements de juin dernier pour réclamer des services publics de qualité, et pour protester contre la corruption, n’attirent plus des foules immenses.

Echauffourées

Aujourd’hui, l’attention se porte davantage sur des groupuscules violents, comme les Black Blocks, qui se proclament anarchistes, et quelques bandes de casseurs. De fait, il y a bien eu quelques échauffourées et des dizaines de blessés. Certains manifestants ont bien tenté de s’approcher du stade de foot de Brasilia, où le Brésil a battu l'Australie 6 à 0. Mais ils ont été maintenus à distance.

La veille, la présidente Dilma Rousseff avait reconnu que les services publics étaient encore de mauvaise qualité, mais sa popularité, qui s´était effondrée après les premières manifestations, remonte peu à peu.

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