Mexique

La justice mexicaine une fois encore sur le banc des accusés

Alberto Patishtán
Alberto Patishtán DR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La justice mexicaine a rejeté le dernier recours d'un professeur et confirmé sa condamnation à 60 ans de prison pour le meurtre de sept policiers. Une affaire qui rappelle le cas Florence Cassez et montre, une fois encore, qu'au Mexique, l’Etat de droit est défaillant et que la justice n’est pas independante.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

Le premier tribunal collégial du Chiapas vient de confirmer la condamnation à 60 ans de prison d'un instituteur, défenseur des indiens et des pauvres. Alberto Patishtan est accusé d’assassinat. Il clame son innocence depuis treize ans dans une prison infecte du Chiapas, vraisemblablement victime de la vengeance d’un cacique local et d’une justice défaillante.

Après avoir épuisé toutes les instances judiciaires, il a déposé ce que l'on appelle un appel en innocence. Les juges avaient toutes capacités à le faire libérer sur-le-champ car de multiples preuves et témoignages montrent qu’il n’était pas sur les lieux du crime le jour où sept policiers ont été tués dans une embuscade.

De nombreux soutiens

De nombreuses personnalités, un ex-candidat à la présidence de la République, des juristes de renom, Amnesty international et aujourd’hui, le gouverneur du Chiapas, ont plaidé sa cause, mais les juges ont estimé infondé le recours en innocence, refusant de se prononcer sur le fond. Le seul recours possible désormais pour Alberto Patishtan est de porter son cas devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme ou, comme le réclament des milliers de Mexicains, de demander une grâce présidentielle.

→ A (RE)LIRE : Les dessous de l'affaire Florence Cassez

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