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Culture

Banksy se paie les murs de New York

Lundi 7 octobre : Banksy dévoile le graffiti du jour.
Lundi 7 octobre : Banksy dévoile le graffiti du jour. ©Banksy

Le street artist Banksy fait courir les New-Yorkais avec ses graffitis. Sur internet, il fait également le buzz. Personne ne connaît vraiment son identité mais il dévoile sur son site internet les photographies de ses oeuvres, disséminées un peu partout dans la ville. Une chasse aux trésors, interrompue dimanche par l'envoi d'un message de l'artiste, accompagné d'une étrange vidéo. « Je ne publierai pas d'images aujourd'hui, pas après avoir découvert cette vidéo choquante », écrit-il. La vidéo dévoile des rebelles syriens armés tirant dans le ciel à l'aide d'un lance-roquettes. Leur cible ? Dumbo, l'éléphant volant de Disney. Surprenant.

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La légende urbaine veut que Banksy soit Anglais mais personne ne connaît sa véritable identité, on découvre ses pochoirs et ses graffitis aux détours des rues des grandes villes du monde. Des œuvres subversives, irrévérencieuses, le plus souvent à caractère politique avec une bonne dose d’humour. Banksy fascine le public par la façon qu’il a d’être nulle part et partout à la fois.

Banksy, « l'artiste terroriste » comme on le surnomme, excelle dans l’art d’attirer l'attention. Il entre dans les plus grands musées du monde et, ni vu ni connu, accroche des reproductions très personnelles de tableaux de maîtres, il imprime des tonnes de faux billets de 10 pounds avec le portrait de Lady Diana, il réalise des peintures d’enfants, de paysages idylliques, et celui d’une petite fille portée par des ballons, sur le mur de Gaza qui sépare les Israéliens des Palestiniens. Le dernier projet de l’artiste, que l’on découvre au hasard des rues de New York, s’intitule Better Out Than In, en français « Mieux vaut dehors que dedans », est une critique de la dérive mercantile du street art.

Bansky et ses graffitis met les New Yorkais à la rue et fait le buzz

Banksy s’insurge contre le commerce outrancier de l’art urbain qui s’arrache aujourd'hui à prix d'or dans les grandes galeries. Certains murs au Royaume-Uni où se trouvaient ses pochoirs ont été démontés et vendus aux enchères, au grand dam des habitants des quartiers auxquels ils étaient d’abord destinés. En réponse à la cupidité des marchands d’art, l’artiste peint ses œuvres en secret, les lieux où ils se trouvent sont annoncés sur internet, le public s’y précipite et s’aperçoit qu'ils ont déjà été effacés, ou sont recouverts par d'autres dessins. Une œuvre par jour est dévoilée, elle est accompagnée par un audio guide consultable sur répondeur, via un numéro gratuit griffonné près des œuvres. Un commentaire audio présent sur le site internet de l'artiste avec la voix suave d’un narrateur sur un fond de musique d'ascenseur.

L’opération fait un buzz énorme sur le web. Des œuvres à consulter dans leur intégralité sur le site de l’artiste ainsi que des messages lancés par l’auteur sur Twitter et Facebook et des photos sur son compte Instagram. Une photo par jour et pendant tout le mois d’octobre, sauf ce dimanche, à sa place une vidéo satirique postée sur YouTube, dans laquelle des rebelles tirent au bazooka sur Dumbo l'éléphant volant. Bansky en ajoutant l'interactivité à l’art urbain convie les internautes du monde entier à une chasse au trésor fabuleuse. Ses pochoirs et ses graffitis sont éphémères, mais le street art, lui, est éternel.

 

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