Etats-Unis

Paralysie budgétaire : pour Barak Obama, pas question de négocier sous la menace

Le président Obama lors d'une conférence de presse donnée à la Maison Blanche ce mardi 8 octobre 2013.
Le président Obama lors d'une conférence de presse donnée à la Maison Blanche ce mardi 8 octobre 2013. REUTERS/Kevin Lamarque

Barack Obama plus ferme et déterminé que jamais. Après une semaine de « shutdown », sans budget pour l'Etat fédéral et alors que la menace d'un défaut de paiement des Etats-Unis se profile si le relèvement de la dette n'est pas voté avant le 17 octobre, le président américain a mis, ce mardi 8 octobre, la pression sur les républicains. Les républicains qui sont majoritaires à la Chambre des représentants et qui refusent de voter le budget tel qu'il a été adopté par la majorité démocrate du Sénat.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Pour la énième fois ces derniers jours, Barack Obama a expliqué être prêt à négocier sur tous les sujets si, et seulement si, les républicains votent sur la réouverture des services de l’Etat et cessent d’exercer des pressions en menaçant de ne pas voter le relèvement du plafond de la dette.

Le président a insisté sur la catastrophe que pourrait représenter ce dernier point. Un défaut de paiement des Etats-Unis pourrait plonger le pays dans la récession, mais affecterait aussi gravement l’économie mondiale.

Barack Obama,

« La dernière fois que les républicains du Tea Party ont évoqué l’idée d’un défaut de paiement, les marchés ont plongé, le rang de crédibilité de l’Amérique a été rétrogradé pour la première fois et une décision aujourd’hui d’aller au bout de cette démarche, de faire défaut, si j’en crois de nombreux patrons, serait, et je les cite : fou, catastrophique, le chaos », a averti Barack Obama. Donc, un Barak Obama qui reste sur sa position : pas de négociation si ce qu’il appelle un chantage, se poursuit.

Un compromis possible

Une petite ouverture toutefois : les démocrates, dit-il, sont prêts à voter un budget au niveau souhaité par les républicains, ils sont prêts à discuter de la manière d’améliorer la loi sur la couverture sociale, mais une fois encore, cette discussion n’aura lieu que lorsque les services publics seront ouverts, et sans menace sur le relèvement du plafond de la dette.

Il faut attendre à présent les réactions des républicains pour savoir si cette intervention de Barack Obama a porté ses fruits.

→ A (RE) LIRE : Christine Rifflart sur RFI: « Le blocage aux Etats-Unis touche la planète entière »


Le FMI inquiet de la situation aux Etats-Unis

Le vrai danger aujourd'hui aux Etats-Unis, ce serait un échec des discussions pour relever le plafond de la dette, et donc que le pays se retrouve en défaut de paiement, ce qui mettrait les Etats-Unis dans une situation extrêmement grave et les conduirait à la récession.

Olivier Blanchard

 

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