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Haïti

Epidémie de choléra en Haïti: une plainte déposée contre l'ONU à New York

L'épidémie de choléra en Haïti a fait plus de 8 300 morts et des centaines de miliers de personnes infectées (photo prise à Port-au-Prince en décembre 2010)
L'épidémie de choléra en Haïti a fait plus de 8 300 morts et des centaines de miliers de personnes infectées (photo prise à Port-au-Prince en décembre 2010) REUTERS/Kena Betancur
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des avocats de victimes du choléra en Haïti ont porté plainte contre l'Organisation des Nations unies. Selon eux, l'ONU est responsable de cette épidémie apparue en 2010 en Haïti. Elle aurait été introduite par des casques bleus népalais. La plainte vise entre autres l'ONU, son secrétaire général Ban Ki-moon et la mission de stabilisation de l'ONU en Haïti. Plus de 8 300 personnes ont été victimes du choléra en Haïti depuis 2010.

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Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

L’ONU refuse toujours de reconnaître sa responsabilité dans l’épidémie de choléra en Haïti. Plusieurs études ont pourtant déterminé que la souche du choléra qui a tué plus de 8 300 Haïtiens et infecté des centaines de milliers d’autres est la même que celle du Népal, d’où sont originaires les casques bleus de l’ONU.

→ À RELIRE : Un rapport de l'université de Yale accable l’ONU

L’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti (IJDH) a déposé une plainte mercredi devant un tribunal fédéral de Manhattan, pour tenter de lever l’immunité diplomatique brandie par les Nations unies. « Immunité ne veut pas dire impunité. Et les victimes ont droit à un procès, si l’ONU refuse de leur rendre justice », affirme Brian Concannon, avocat et directeur de l'IJDH.

Cette plainte vise directement le secrétaire général Ban Ki-moon et la mission de l’ONU en Haïti, la Minustah, pour comportement négligent et dangereux.

Tests sur les casques bleus

« Ce n’est pas la politique de l’ONU de commenter les actions engagées contre l’organisation ni des leçons que nous avons tirées, et de pratiquer des tests sur les casques bleus pour le choléra », répond quant à lui le porte-parole de Ban Ki-moon, Farhan Haq.

Même à l’intérieur de l’ONU, la position de Ban Ki-moon est mal comprise. Son adjointe chargée des droits de l’homme Navi Pillay a elle-même reconnu mardi 8 octobre que les victimes du choléra devaient être indemnisées.

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