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Bolivie / Coca

Bolivie: affrontements entre producteurs de coca et policiers

Le mâchage de feuilles de coca est une tradition des indiens des Andes pour combattre notamment les effets de l'altitude.
Le mâchage de feuilles de coca est une tradition des indiens des Andes pour combattre notamment les effets de l'altitude. REUTERS/Gaston Brito
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Vive tension en Bolivie où un deuxième policier anti-drogue a succombé dimanche 20 octobre à ses blessures à la suite d'un violent affrontement qui avait opposé samedi des producteurs de coca aux forces de l'ordre dans le nord du pays. La Paz, qui a dénoncé «une embuscade» et une volonté de «massacre», a également informé que huit policiers et militaires étaient retenus en otage et que dix paysans avaient été arrêtés. La Bolivie, où une partie de la production de coca est légale car destinée à la consommation traditionnelle des populations indiennes, est le troisième producteur mondial de cocaïne.

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Avec notre correspondant à la Paz, Reza Nourmamode

D’après le gouvernement bolivien, les 170 agents anti-drogue ont été victimes d’une «attaque planifiée» menée par environ 750 cocaleros, des producteurs de coca, munis d’armes à feu de gros calibre. L’affrontement, qui a également fait une vingtaine de blessés, s’est produit dans la région d’Apolo, à 410 kilomètres au nord de La Paz, à la frontière péruvienne.

Les membres de la FTC, une unité rassemblant policiers et militaires, avaient pour mission d’éradiquer les plantations illégales de coca de la zone, soupçonnées d’être destinées à la production de cocaïne. Soulignant l'utilisation inhabituelle d'armes à feu, le ministre bolivien de l'Intérieur, Carlos Romero, a accusé les paysans locaux d'être liés à des narcotrafiquants étrangers et a indiqué s'être mis en relation avec le gouvernement du Pérou voisin afin de recueillir plus d’informations sur les activités criminelles dans la région.

Les producteurs de coca d’Apolo ont de leur côté dénoncé une provocation des forces de l’ordre et ont appelé le gouvernement à négocier. Une mission du Défenseur du peuple s'est rendue sur place pour tenter de faciliter une issue pacifique au conflit, tandis que plusieurs contingents de forces de l'ordre ont été envoyés pour «reprendre le contrôle» de la zone.

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