La revue de presse des Amériques

A la Une: le Mexique surveillé à grande échelle par la NSA

En 2012, les Américains auraient intercepté 85000 messages électroniques au Mexique, dont ceux de l’ancien président Felipe Calderón.
En 2012, les Américains auraient intercepté 85000 messages électroniques au Mexique, dont ceux de l’ancien président Felipe Calderón. site officiel de la présidence mexicaine
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En 2012, les Américains auraient intercepté 85000 messages électroniques au Mexique, dont ceux de l’ancien président Felipe Calderón.
En 2012, les Américains auraient intercepté 85000 messages électroniques au Mexique, dont ceux de l’ancien président Felipe Calderón. site officiel de la présidence mexicaine

C’est une information de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel largement reprise et commentée dans la presse mexicaine. Depuis 2010, le Mexique se trouve dans la ligne de mire de la NSA (Agence nationale de sécurité américaine).

D’après Milenio, il s’avère désormais que les Etats-Unis ont intercepté non seulement les communications du président actuel Enrique Peña Nieto (alors qu’il était encore candidat) mais aussi celles de son prédécesseur Felipe Calderón.

Cette opération portait le nom de Flat Liquid. L’ironie de l’histoire, note le journal Excelsior, c’est que l’ancien président mexicain a lui-même donné son feu vert à la NSA pour que l’agence puisse installer un système d’espionnage dans son pays. Et c’est lui-même qui a été finalement visé, écrit Excelsior. Les Américains ont pu intercepter les emails et chats personnels de Felipe Calderón. Rien qu’en 2012, 85 000 messages électroniques ont été interceptés au Mexique, écrit le quotidien. 

Les autorités mexicaines demandent une enquête

Le ministère mexicain des Affaires étrangères a fermement condamné cette pratique, la jugeant « inacceptable, illégitime et contraire au droit mexicain et au droit international ». Selon le gouvernement, cité par Milenio, ces activités d’espionnage représentent « une violation de la sphère privée aussi bien des communications institutionnelles que des citoyens mexicains ».
 
Le Mexique demande à présent des explications au gouvernement américain qui a fait savoir qu’il répondra par voie diplomatique. Selon le Miami Herald, l’ancien président Felipe Calderón n’a pas encore réagi. Il se trouve actuellement à l’université américaine de Harvard où il enseigne à la Kennedy School of Government.

Une chose est sûre, écrit pour sa part le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo, cette nouvelle révélation sur l’espionnage au Mexique par les Etats-Unis risque de détériorer les relations entre les deux pays, des relations déjà très tendues.
 
Des soucis avec Obamacare

Le gouvernement américain a quelques soucis avec Obamacare, la réforme phare du président Barack Obama. C’est à lire dans le Washington Post. Depuis le 1er octobre, les Américains peuvent et doivent souscrire à une assurance santé, cela se fait sur internet. Le problème, écrit le journal, c’est qu’il y a beaucoup de pannes techniques. A cause de ces bugs informatiques, les inscriptions n’ont pas été à la hauteur espérée par les autorités. Elles sont d’ailleurs les premières à le reconnaître, d’après le site Slate.

Du coup, la Maison Blanche a demandé à renforcer les équipes d’informaticiens censées résoudre les problèmes techniques. Barack Obama suit ces interventions de près, « il est très frustré par ces difficultés », écrit Slate. D’après des chiffres officieux, depuis le lancement des inscriptions il y a un mois, environ un demi-million d’Américains auraient déjà pris une assurance santé via internet.

Des journalistes vénézuéliens inquiets pour la liberté de presse
 
A quelques semaines des élections municipales, les journalistes s’inquiètent des restrictions de la liberté d’expression dans le pays. C’est lors d’un congrès de la Société interaméricaine de la presse à Denver, aux Etats-Unis, que les journalistes vénézuéliens ont tiré la sonnette d’alarme. « En cette dernière partie de l’année, raconte l’éditeur Gilberto Urdaneta dans les colonnes d’El Universal, la situation pour la presse vénézuélienne s’est nettement aggravée. L’éditeur note dans un rapport présenté au congrès de Denver une « augmentation des agressions contre des journalistes »ainsi que « des actions judiciaires à l’encontre des médias privés », qui sont en général très critiques à l’égard du gouvernement socialiste.

Le Venezuela est aussi à la Une du Miami Herald. Le journal de Floride nous apprend qu’un groupe d’opposition a lancé une campagne pour lutter contre les fraudes lors de prochaines élections municipales en décembre. Les Vénézuéliens de l’étranger sont invités à s’enregistrer sur un site internet qui s’appelle « quenadievoteporti » - « que personne ne vote à ta place ». Les noms des personnes enregistrées sur le site et qui ont déjà voté depuis l’étranger seront ensuite transmis aux bureaux de vote au Venezuela. Cette procédure doit aider à empêcher que d’autres personnes votent à la place de ces Vénézuéliens de l’étranger.

14 pays caribéens se préparent à une action en justice

D’après le New York Times, l’objectif est de demander aux anciens pays colonisateurs des réparations pour l’esclavage. Les pays concernés sont la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Pays. Les 14 Etats ont contacté un cabinet d’avocats à Londres pour présenter le dossier devant la Cour Internationale de justice à La Haye, probablement l’année prochaine.

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