Argentine

Argentine : la coalition présidentielle remporte les législatives partielles, mais l'opposition se renforce

La présidente argentine, Cristina Fernandez Kirchner.
La présidente argentine, Cristina Fernandez Kirchner. REUTERS/Eduardo Munoz

La coalition de la présidente Cristina Kirchner reste la première force politique d'Argentine. Mais les partis d'opposition se renforcent. Ils s'imposent aussi dans les cinq plus grandes provinces du pays, et notamment dans celle de Buenos Aires, la plus peuplée. Ce sont les principaux enseignements des élections législatives et sénatoriales partielles organisées le 27 octobre. Selon des résultats préliminaires du ministère de l'Intérieur, le Front pour la victoire de Cristina Kirchner conserve cependant la majorité absolue à la Chambre des députés. Selon le chef de cabinet de la présidente, il garderait aussi le contrôle du Sénat.

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Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Défaite, connais pas. Nous gardons la majorité au Parlement et nous sommes toujours la première force politique au niveau national, disait-on dimanche soir chez les partisans de la présidente Cristina Kirchner. Mais la réalité est beaucoup moins rose pour le péronisme kirchnériste au pouvoir, qui obtient moins de 30 % des voix sur l’ensemble du territoire et est battu dans les cinq principales circonscriptions du pays.

L’opposition de centre droit se renforce dans la ville de Buenos Aires, où progresse aussi le centre gauche, qui gagne à Santa Fe et à Mendoza. Et le péronisme rénovateur, qui a rompu avec la présidente, s’impose à Córdoba, ainsi que dans la province de Buenos Aires.

Dans cette circonscription, qui rassemble 38 % de l’électorat, Sergio Massa a réussi son pari : en devançant de plus de dix points le candidat du pouvoir, cet ancien ministre de Cristina Kirchner, de seulement 41 ans, devient un leader national. Massa a salué sa victoire avec un appel au rassemblement qui le met sur orbite pour la présidentielle de 2015.

Dans les prochains mois, les ralliements de parlementaires péronistes aujourd’hui comptabilisés dans la majorité kirchnériste ne devraient pas tarder.

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