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HAITI

Haïti: manifestation record de 10 000 opposants au président Martelly

Plus de 10 000 manifestants ont défilé dans les rues de Port-au-Prince, le 18/11/13.
Plus de 10 000 manifestants ont défilé dans les rues de Port-au-Prince, le 18/11/13. REUTERS/Marie Arago
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce lundi a été une nouvelle journée de tension en Haïti. Les opposants au président ont pris les rues en nombre à Port-au-Prince et au Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays. Dans la capitale, plus de 10 000 personnes ont investi les rues pour manifester leur colère face aux inégalités. Il s'agit de la plus grande manifestation dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir de Michel Martelly en mai 2011.

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Avec notre correspondante à Haïti, Amélie Baron

Les manifestants sortis des quartiers pauvres ont une nouvelle fois réclamé le départ du pouvoir de Michel Martelly car ils l'accusent de ne rien faire pour eux. Ils dénoncent aussi plus largement la fracture qui divise Haïti depuis des années à savoir l'inégalité criante entre la majorité pauvre, noire et une élite mulâtre qui détient sans partage le pouvoir économique.

Une inégalité dénoncée par Assad Volcy, l'attaché de presse de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide : «On est dans les rues pour exiger le départ du président Michel Martelly qui aujourd’hui représente la minorité qui a toujours tenu ce peuple dans la miusère et al crasse nous sommes ds les rues pour essayer d’écrire une nouvelle page d’histoire, pour que la fille et le fils de Dessaline puissent avoir accès à l’eau, à l’éducation, à la nourriture et à la santé».

C'est un important cortège - plus de 10 000 personnes- qui s'est dirigé vers Pétionville, la banlieue riche de la zone métropolitaine. «Le peuple haïtien exprime son ras le bol contre le pouvoir qui traite les noirs de bouches laides, de sales. Si vous venez des ghettos, des quartiers populaires, vous ne pouvez pas travailler dans les administrations publiques, vous n'avez pas le droit à l'argent ni d'envoyer vos enfants dans de bonnes écoles ! vous n'avez droit à rien !» explique Jean Esnol, un manifestant.

Pétionville est aussi le fief électoral de Michel Martelly. Une petite centaine de partisans du président s'y étaient même regroupés

pour attendre les opposants au pouvoir.

L'intervention des forces de l'ordre obligatoire

La police a pu éviter la confrontation directe mais le cortège anti-Martelly a tout de même essuyé d'importants jets de pierres et de bouteilles. Les nombreuses grenades lacrymogènes lancées par les policiers ont causé la panique dans le quartier.

Quelques blessés par balles ont été évacués en ambulance mais la manifestation de l'opposition a pu dans le calme continuer sa route vers le bas de Port-au-Prince. Les milliers d'habitants des quartiers pauvres assurent qu'ils vont continuer leur protestation jusqu'à ce que le président quitte le pouvoir.

 

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