La revue de presse des Amériques

A la Une : le Parlement vénézuélien octroie de nouvelles prérogatives au président

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir obtenu des pouvoirs spéciaux du Parlement, à Caracas, le 19 novembre 2013.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir obtenu des pouvoirs spéciaux du Parlement, à Caracas, le 19 novembre 2013. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

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Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir obtenu des pouvoirs spéciaux du Parlement, à Caracas, le 19 novembre 2013.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir obtenu des pouvoirs spéciaux du Parlement, à Caracas, le 19 novembre 2013. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Nicolas Maduro, à qui le Parlement a octroyé des pouvoirs spéciaux, compte désormais s'attaquer à l'inflation et à la corruption à coup de décrets. C'est en tout ce qu'il a toujours laissé entendre, même si hier, une fois le texte adopté, le président vénézuélien a surtout parlé de sa guerre contre ceux qui favorisent l'inflation : c'est-à-dire les propriétaires de commerces. Nicolas Maduro souhaite désormais que l'Etat encadre les coûts, les gains et les bénéfices.

Ce mercredi, il devrait promulguer ses deux premiers décrets. Selon El Universal, le premier limitera les marges de profit des entreprises qui passeront de 30 à 15 %. Et le second créera un organisme étatique en charge de superviser la vente de dollars.
« Avec l'adoption de cette loi, le gouvernement reconnaît son échec dans le domaine économique » estime Hiram Gaviria, député de l'opposition, dans des propos repris par Tal Cual, quotidien d'opposition en ligne.
Du côté des chavistes, on estime qu'il faut aller encore plus loin dans le socialisme et éviter le pillage de l'Etat, précise le quotidien. Selon le président de la Commission des finances du Parlement, Ricardo Sanguino, il est temps de s’attaquer aux « ennemis du peuple », c’est-à-dire l'opposition.

Hier, selon Tal Cual, les insultes fusaient entre députés chavistes et opposants dans l’hémicycle. Le moment le plus tendu de cette session parlementaire a été celui où les députés chavistes ont parlé de la guerre que comptait mener le gouvernement contre le financement illicite des partis politique estime Tal Cual.
William Davila, député de l'opposition, n'a pas hésité à faire le rapprochement avec le régime d' « Adolf Hitler », qui poursuivait sans relâche les dirigeants politiques, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus rapporte Tal Cual.
« Ce que vous avez vu ce n'est rien comparer à ce que l'on va faire pour le peuple » a déclaré Nicolas Maduro une fois cette loi adoptée, des propos repris par El Universal, promettant par la suite que les noms des responsables du « sabotage de l'économie » seront prochainement divulgués.
Pour le quotidien, la guerre entre chavistes et opposants est montée d'un cran hier, ce qui n'augure rien de bon avant la tenue, le 8 décembre prochain, des élections municipales.

Guillermo Moreno écarté du gouvernement argentin

En Argentine, la présidente Cristina Kirchner a destitué celui qu'elle considère comme responsable de l'inflation dans son pays. C'est en Une de toute la presse nationale aujourd'hui. « Finalement, Cristina vire Moreno du gouvernement » titre ainsi La Razon. « Un autre signe économique et politique fort : Moreno est parti » titre La Nacion.
Le secrétaire d'Etat au Commerce intérieur, Guillermo Moreno, pure péroniste et homme fort du gouvernement, a annoncé hier sa démission. Un départ qui fait suite au remaniement ministériel effectué lundi par Cristina Kirchner et surtout annoncé après que la Bourse de Buenos Aires se soit écroulée ce mardi détaille le quotidien Clarin. Pour le quotidien, ce départ de Moreno prouve une fois de plus l'échec de la politique économique du gouvernement.

Le Panama accueillait hier le vice-président américain Joe Biden pour une visite officielle

Une visite qui avait notamment pour objectif de discuter des futures élections de 2014.
Joe Biden a réussi à réunir les trois candidats pour le fauteuil présidentiel alors que ces derniers refusaient jusqu'à présent de s'asseoir à la même table.
Lors d'une réunion qui a duré une heure, nous apprend le quotidien La Estrella, il est parvenu à faire passer son message : les Etats-Unis ne reconnaîtront le vainqueur de ce scrutin que si ces élections sont transparentes et démocratiques précise le quotidien.
En 2009, les Américains avaient déjà procédé de la sorte avant l'élection de Ricardo Martinelli.
Joe Biden a également eu le temps d'aborder le traité commercial entre ces deux pays, la sécurité régionale et bien entendu l'élargissement du canal de Panama, selonLa Estrella. Une information confirmée sur Twitter par Juan Carlos Navarro, l’un des trois candidats à la présidentielle. Il faut dire que le canal de Panama est indispensable pour l'économie américaine puisque 17 % des importations par la mer des Etats-Unis passent par ce canal, ainsi que 7 % des produits exportés.
Joe Biden a également tenu à féliciter les autorités pour l'arraisonnement d'un bateau nord-coréen provenant de Cuba. Un navire qui transportait des armes non-déclarées en provenance de Cuba et qui donc « violait » les sanctions américaines sur la Corée du Nord, précise le quotidien El Siglo. Il a été arraisonné en juillet dernier. « Le Panama a fait ce que nous attendions de la part d'autres pays du monde, il a osé là où les autres reculaient » a ainsi déclaré Joe Biden. Une preuve de plus de l'influence américaine dans ce petit pays d'Amérique du Sud.

En Haïti, l’Institut du Bien-être social et de recherches et l’UNICEF s’inquiètent de la situation des familles et des enfants

Les deux institutions ont exprimé leurs inquiétudes lors d’une rencontre avec la presse hier selon le site Alter presse, veille de la Journée mondiale de l’enfance. Selon la directrice de l’Institut du Bien-être social et de recherches, Arielle Villedrouin, « un recensement a permis de découvrir plus de 770 maisons d’enfants dans le pays ». Un cas « vraiment préoccupant », estime-t-elle, ajoutant que plus de 30 000 enfants se trouvent dans les institutions. Pour Arielle Villedrouin, la participation des parents se révèle indispensable pour faire face à la problématique des enfants, car cette situation traduit un manque de responsabilité parentale à ses yeux.

 

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