Afghanistan/Etats-Unis

Afghanistan: la Loya Jirga en faveur de l'accord de sécurité avec les Etats-Unis

Le président afghan Hamid Karzaï le dernier jour de la Loya Jirga, à Kaboul le 24 novembre 2013.
Le président afghan Hamid Karzaï le dernier jour de la Loya Jirga, à Kaboul le 24 novembre 2013. REUTERS/Omar Sobhani

Après quatre jours de réunion, la Loya Jirga, l'assemblée traditionnelle afghane, s'est prononcée ce dimanche pour l'accord de sécurité avec les Etats-Unis. Dans leur grande majorité, les 2 500 représentants souhaitent la poursuite de la mission des militaires américains après 2014. Mais l'accord est encore loin d'être signé. Le président afghan Hamid Karzaï souhaite attendre l'élection de son successeur alors que Washington fait pression pour que l'accord entre en action avant la fin de l'année.

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Avec notre correspondant à Kaboul,Nicolas Ropert

A tour de rôle, les représentants des 50 commissions qui avaient été constituées ont pris la parole. Chacun a résumé la position de son groupe de discussion. En grande majorité, ils se sont prononcés pour l'adoption de l'accord de sécurité avec les Etats-Unis. Certains ont ajouté un bémol sur l'immunité juridique dont devraient bénéficier les soldats américains ou l'absence de base dans telle ou telle province. La plupart a intimé l'ordre à Hamid Karzaï de signer cet accord le plus rapidement possible. Les Talibans ont de leur côté aussitôt condamné cette décision.

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Mais comme lors l'ouverture de la Loya Jirga, jeudi 21 novembre, le président afghan a répété que ce texte ne serait pas promulgué avant le premier tour de l'élection présidentielle prévu en avril prochain. Une position qui a le don d'exaspérer l'administration Obama. Après des mois de négociations pour arriver à un texte final, le porte-parole de la Maison Blanche a assuré qu'un nouveau retard était « inenvisageable ».

Hamid Karzaï a aussi mis en garde les Etats-Unis : si un soldat américain pénètre ne serait-ce qu'une seule fois dans une maison afghane, l'accord sera annulé. Menace en l'air, comme l'assure à RFI un politologue afghan, ou pas, les semaines qui viennent s'annoncent tendues entre Afghans et Américains.

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