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Venezuela

Venezuela: l'opposition mobilisée contre les pleins pouvoirs octroyés à Maduro

Le président du Venezuela , Nicolas Maduro.
Le président du Venezuela , Nicolas Maduro. REUTERS/Jorge Silva
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Venezuela, une grande journée de manifestation a été organisée le 23 novembre dans les 335 villes du pays. A Caracas, la capitale, elle a rassemblé des dizaines de milliers de personnes qui protestaient contre les pleins pouvoirs octroyés au président Maduro. Cette semaine, le Congrès l'a autorisé à gouverner par décrets pendant un an, officiellement pour réguler l'économie, et éliminer la corruption. La journée a également été marquée par l'arrestation d'un proche conseiller d'Henrique Capriles, le chef de l'opposition, mais les agents du renseignement militaire l'ont rapidement relâché.

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Avec notre correspondant à Caracas,Julien Gonzalez

En quelques minutes, toutes les artères de la Plaza Venezuela ont été envahies par des milliers de manifestants. Avec son panneau : « Des pouvoirs spéciaux pour un âne », Carmen est venue dénoncer la répression du gouvernement :

« Nicolas Maduro est illégitime. C’est Henrique Capriles qui a gagné la présidentielle. Nous protestons contre les pouvoirs spéciaux accordés à Nicolas Maduro. Cette loi qui lui permet d’éliminer presque toute opposition. Maduro abuse de son pouvoir. Cette nuit, il a menacé d'emprisonner un des chefs de campagne d’Henrique Capriles ».

José a commencé à militer il y a sept mois, juste après la présidentielle. Avec son teeshirt « casse les chaînes », il lance un avertissement à Nicolas Maduro :

« Nous ne sommes pas d’accord avec les pouvoirs spéciaux donnés au Président. Il y a un peuple majoritaire qui rejette cette loi. Quatre-vingt-dix-neuf députés, qui ne représentent même pas 5% des électeurs vénézuéliens, ont donné tous les pouvoirs à ce pistonné qui dirige le pays. Ce que nous disons ? Alerte rouge ! Il y a des limites. Nous sommes pacifiques mais nous ne sommes pas bêtes ! ».

Henrique Capriles a appelé à « vaincre la peur par le vote », le 8 décembre prochain lors des municipales.

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