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Honduras

Honduras: les deux camps revendiquent la victoire

Juan Orlando Hernandez, candidat du Parti national, crédité de 34% des voix selon les résultats partiels, a proclamé sa victoire à la présidentielle au Honduras.
Juan Orlando Hernandez, candidat du Parti national, crédité de 34% des voix selon les résultats partiels, a proclamé sa victoire à la présidentielle au Honduras. REUTERS/Jorge Cabrera
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les deux candidats en tête de l'élection présidentielle de dimanche au Honduras revendiquent tous deux la victoire. Les élections générales se sont déroulées dans le calme, avec 5,4 millions d’électeurs appelés aux urnes pour élire le successeur de Porfirio Lobo lors d’élections uninominales à un tour, où huit candidats se présentaient. Mais la crainte de heurts post-électoraux est désormais palpable. Selon les résultats provisoires, Juan Orlando Hernández, candidat du Parti national au pouvoir a obtenu 34 % ; Xiomara Castro, la candidate de gauche, 28 % ; devant Mauricio Villeda, du Parti libéral, 20%.

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Avec notre correspondant en Amérique latine, Patrice Gouy

Juan Orlando Hernández, du parti national actuellement au pouvoir, aurait battu d’une courte tête la candidate de gauche, Xiomara Castro. Selon des résultats partiels diffusés par le Tribunal électoral et portant sur un quart des suffrages, Juan Orlando Hernández a obtenu 34 % des suffrages ; Xiomara Castro, 28 % et Mauricio Villeda, du Parti libéral, 20 %.

Xiomara Castro (au centre) et son mari Manuel Zelaya, ancien président du Honduras, chassé du pouvoir par un coup d'Etat en 2009.
Xiomara Castro (au centre) et son mari Manuel Zelaya, ancien président du Honduras, chassé du pouvoir par un coup d'Etat en 2009. REUTERS/Tomas Brav

Xiomara Castro est l’épouse de Manuel Zelaya, l’ancien président de la République qui avait du abandonner le pouvoir en pyjama le 28 juin 2009, le pistolet d’un militaire sur la tempe. Juan Hernández, 45 ans, diplômé d’une université nord-américaine, représente la droite catholique conservatrice. Il bénéficie du soutien de l’armée, de l’oligarchie, du patronat et des Etats-Unis.

Les deux candidats en tête de la présidentielle revendiquent pourtant tous deux la victoire, laissant craindre des heurts post-électoraux dans l'un des pays les plus violents du monde.

Lorsque le Tribunal suprême électoral a annoncé, après le décompte de 54% des suffrages, que Juan Hernandez devançait Xiomara Castro de Zelaya de 5 points, l’époux de Xiomara Castro s’est alarmé. « Nous refusons ce résultat car nos propres statistiques et nos propres calculs que nous avons pu faire sur tous les bureaux de vote montrent que c'est Xiomara qui a remporté l'élection présidentielle » a-t-il dit.

De son côté, Juan Hernandez s'est félicité : « La voix du peuple, c'est la voix de Dieu ! Je serai le nouveau président du Honduras ! »

→ A (RE)LIRE : Honduras: une élection présidentielle au pays de la violence

Le successeur du président Lobo qui prendra ses fonctions le 27 janvier prochain aura une tâche difficile : 71 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, il y a 20 % de chômeurs, une dette interne et externe énorme. Les institutions sont totalement déconsidérées, car la corruption touche tous les secteurs. Pour résoudre le problème de l’insécurité - le Honduras est le pays le plus violent du monde – Juan Hernandez veut changer la Constitution pour confier les tâches de police aux militaires, ce qui fait frémir les défenseurs des droits de l’homme.

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