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Bolivie

Bolivie: Morales célèbre un taux de croissance record

Le président bolivien Evo Morales le 4 juillet 2013.
Le président bolivien Evo Morales le 4 juillet 2013. REUTERS/David Mercado/Files
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Bolivie, dirigée depuis 2006 par le socialiste Evo Morales, a battu cette année le record de croissance de son PIB : 6,5 % de croissance en 2013, la plus forte hausse depuis au moins 1985, date à partir de laquelle le ministère bolivien de l’Economie affirme disposer de statistiques fiables. Cette accélération a notamment été le fait d'une consommation des ménages soutenue et des cours élevés du gaz naturel, que la Bolivie exporte vers l'Argentine et le Brésil. Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2006, le gouvernement du leader indigène a également procédé à la nationalisation de pans entiers d'une économie fortement dépendante des exportations.

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Avec notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode

Hydrocarbures, télécommunications, électricité ou encore distribution de l’eau : le gouvernement bolivien a nationalisé tous azimuts ces huit dernières années. Il a encore prévu d’investir directement plus de 4,3 milliards d'euros dans l’économie nationale en 2014.

Une politique interventionniste qui est à la base de la forte croissance actuelle, affirme le président Evo Morales dans un discours jeudi 26 décembre.

Evo Morales : « Nous avons atteint aujourd’hui 35 % de participation de l’Etat dans l’économie nationale. C’est ce qui a permis de changer l’image de la Bolivie dans le domaine économique et financier. Le fait d’avoir dans le passé tout laissé entre les mains du secteur privé nous a fait hériter d’un peuple mendiant et d’un Etat mendiant et dépendant des organismes internationaux. Tout cela, nous l’avons changé en peu de temps. Durant ces huit années de gouvernement, nous avons démontré que l’Etat est capable de gérer ses entreprises. C’est ce qui a conduit à ces résultats. »

Atténuée par une inflation située autour de 8 % cette année, la bonne santé de l’économie bolivienne reste principalement liée à l’exploitation de ses richesses naturelles.

Les deux secteurs générant le plus de revenus sont en effet l’exportation du gaz naturel, suivi de celle des minerais. Evo Morales a donc souligné, ce jeudi, l’importance de poursuivre un ambitieux programme d’industrialisation afin de permettre à l’économie nationale de continuer à croître et d’être moins dépendante du cours de ces matières premières. Le gouvernement a enfin annoncé qu’il tablait sur une croissance de 5,7 % en 2014.

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