Conférence sur la Syrie

Les Etats-Unis veulent que Téhéran accepte la déclaration de Genève sur la transition politique

Immeubles détruits à Homs en Syrie, le 18 janvier 2014.
Immeubles détruits à Homs en Syrie, le 18 janvier 2014. REUTERS/Yazan Homsy

Après l’invitation lancée par Ban Ki-moon à l’Iran pour qu’il assiste, ce mercredi 22 janvier, à la réunion - à Montreux - des ministres des Affaires étrangères qui précédera les pourparlers de paix de vendredi, les Etats-Unis réclament que Téhéran accepte la déclaration de Genève sur la transition politique en Syrie.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Claude Pourtet

L’administration Obama, à l’inverse de la Russie, n’avait jamais été très chaude pour que l’Iran participe aux pourparlers de paix sur la Syrie, même si John Kerry avait souhaité que les Iraniens jouent un rôle positif et constructif en vue de résoudre la crise. Maintenant que Ban Ki-moon les a invités à se rendre à Montreux, les Etats-Unis, dont on imagine mal qu’il n’aient pas été prévenus à l’avance des intentions du secrétaire général de l’ONU, ont fait savoir que l’invitation devrait être retirée si Téhéran n’acceptait pas publiquement la déclaration de Genève de 2012.

Celle-ci précisait que toute conférence de paix devrait porter sur la demande principale de la coalition de l’opposition syrienne, c’est-à-dire sur le départ de Bachar el-Assad et son remplacement par un gouvernement de transition formé avec le consentement mutuel de toutes les factions. Le Département d’Etat rappelant l’aide de l’Iran au régime Assad déclare que l’invitation doit être suspendue si Téhéran ne reconnaît pas la déclaration de 2012. En se rangeant du côté de l’opposition syrienne, Washington peut vouloir la rassurer afin qu’elle ne se retire pas des négociations que les Etats-Unis ont eu tant de mal, avec les Russes, à organiser.


« Acceptation explicite ». De son côté, le ministère britannique des Affaires étrangères se trouve sur la même ligne : « L'invitation du secrétaire général (des Nations unies Ban Ki-moon) stipule explicitement qu'on ne peut assister à Genève 2 qu'en souscrivant totalement au communiqué de Genève de juin 2012, appelant à un gouvernement de transition en Syrie », a déclaré un porte-parole du Foreign Office à l'Agence France-Presse.

Une position partagée par le Quai d'Orsay : la participation de l'Iran à Genève 2 est conditionnée à « l'acceptation explicite » de l'objectif qui figure dans la lettre d'invitation du secrétaire général des Nations unies, à savoir « l'établissement d'un gouvernement transitoire en Syrie doté de tous les pouvoirs exécutifs », souligne le ministre français dans un communiqué envoyé aux médias.

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