COSTA RICA

Le Costa Rica à l'heure des élections générales

Jose Maria Villalta, le candidat du Frente Amplio, lors d'une visite à Escazu, le 31 janvier 2014.
Jose Maria Villalta, le candidat du Frente Amplio, lors d'une visite à Escazu, le 31 janvier 2014. REUTERS/Juan Carlos Ulate

Les Costariciens se rendent aux urnes ce dimanche 2 février pour des élections générales dans un contexte de polarisation politique sans précédent entre la gauche et la droite. Un peu plus de 3 millions d’électeurs sont appelés à voter, dont 30 % d’indécis, selon les derniers sondages publiés. Ces derniers pourraient faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. Un facteur qui pourrait avoir une autre incidence avec la tenue d’un second tour.

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La situation est mauvaise. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier le contexte économique et sociale au Costa Rica. Ce petit pays d’Amérique centrale, traditionnellement conservateur, pourrait basculer à gauche.

Les trois principaux thèmes de campagne favorisent grandement le candidat du Frente Amplio, José Maria Villalta, un avocat tout juste âgé de 36 ans : corruption dans les arcanes du pouvoir, déficit public important et inégalités sociales grandissantes. Il est opposé au conservateur Johnny Arraya, du PLN - parti de libération nationale-, ancien maire de la capitale San José, qui fait également figure de favori.

Les thèmes de campagne

Sur le premier point, la lutte contre la corruption, « il semble exister un accord au niveau national » explique Manuel Rojas, chercheur en sciences sociales à l’Université Latino-Américaine du Costa Rica. Sur le second point, le déficit public, « Le Costa Rica, depuis la crise de 2008-2009, se finance en s’endettant. Aujourd’hui, il y a un déficit de 5,5 % par rapport au Produit intérieur brut » ajoute le chercheur.

Johnny Arraya, du PLN  le parti de libération national, ancien, maire de la capitale San José, fait également figure de favori au même titre que José Maria Villalta.
Johnny Arraya, du PLN le parti de libération national, ancien, maire de la capitale San José, fait également figure de favori au même titre que José Maria Villalta. REUTERS/Juan Carlos Ulate


Concernant les inégalités sociales, le futur président devra s'atteler au dossier de la protection sociale.  : « ... Il va également falloir faire face aux problèmes de la sécurité sociale, poursuit Manuel Rojas. Ici, il existe un organisme qui s’appelle la Caisse costaricienne de la sécurité sociale qui permet à 90 % de la population d’accéder à des services de santé. Cette caisse a des problèmes de déficit et de fonctionnement dû à la gestion politique de ces dernières années

Le successeur de l'actuelle présidente aura la lourde tâche de freiner la hausse des inégalités sociales. Le Costa Rica est le seul pays du continent à connaître une hausse de ce type, alors qu’il était traditionnellement présenté comme le modèle en matière de société égalitaire.

Le pouvoir des indécis

Ce dimanche, 3 millions d’électeurs doivent se rendre aux urnes. Outre le choix du nouveau président, ils doivent également renouveler 57 sièges du Congrès. Laura Chinchilla Miranda, l’actuelle présidente, quittera ses fonctions le 8 mai prochain, elle qui connait un taux d’impopularité sans précédent avec 60 % d’insatisfaits.

Les derniers sondages publiés révèlent que 30 % des électeurs seraient indécis dans leur choix. Ils pourraient donc faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. Autre incidence possible, la tenue d’un second tour. 

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