VENEZUELA

Venezuela: trop tard pour une conférence pour la paix?

Nicolas Maduro souhaite désormais se poser en rassembleur.
Nicolas Maduro souhaite désormais se poser en rassembleur. REUTERS/Miraflores Palace/Handout via

Alors que les manifestations contre le gouvernement vénézuélien continuent, le président Nicolas Maduro appelle au dialogue. Il a convoqué, pour ce mercredi 26 février, une grande conférence pour la paix, invitant tous les courants sociaux politiques, corporatistes et religieux. Mais il est peu probable que cette initiative contribue à calmer la situation.

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Cela fait trois semaines que le gouvernement est sous la pression de la rue. A l'origine des manifestations, un viol dans une université. Les étudiants sont alors descendus pour réclamer plus de sécurité. Mais très vite, les revendications ont porté sur d'autres thèmes : la crise économique, la pénurie alimentaire mais aussi la répression policière.

Confronté à une contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir il y a 11 mois, le président Nicolas Maduro cherche à apaiser la colère de ses opposants. Lui qui accuse des « groupes fascistes » de vouloir renverser son gouvernement et qui n'a de mots assez durs pour dénigrer l'opposition, se veut désormais rassembleur.

Quid du rôle de l'Eglise ?

Mais est-ce qu'il est sincère où cherche-t-il seulement à gagner du temps ? En tout cas, l'opposition semble pour l'instant décliner son offre. L'ancien candidat à la présidentielle Henrique Capriles estime que ce n'est pas au gouvernement mais à l'Eglise de jouer le médiateur. Un peu plus conciliant, le maire de Caracas se dit prêt à un dialogue avec le président. Mais il pose comme condition de libérer tous les prisonniers politiques et de désarmer les milices pro-gouvernementales. Ce que Nicolas Maduro n'est pas prêt à faire.

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