Venezuela

Venezuela : les forces de l'ordres délogent l'opposition de la place Altamira

Gardes nationaux sur la place Altamira à Caracas, le17 Mars 2014.
Gardes nationaux sur la place Altamira à Caracas, le17 Mars 2014. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

L’ultimatum du président vénézuélien aura finalement duré moins de 48 heures. Samedi soir, Nicolas Maduro avait lancé un avertissement aux étudiants qui manifestent dans les rues de la capitale depuis près d’un mois. Une décision qui a donc été mise à exécution lundi matin tôt avec l’intervention des forces de l’ordre. Air Canada a annoncé sur son site internet lundi la suspension de ses vols vers Caracas pour raisons de «sécurité».

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Avec notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez

A partir de 3 heures lundi matin, plusieurs véhicules blindés et près de 700 gendarmes ont été déployés sur la place Altamira. Car à force de barricades entravant la circulation depuis plus de 3 semaines, cette place était devenue l’épicentre du conflit à Caracas. Pendant plus de 2 heures, les gendarmes et la police nationale ont patrouillé sur la place : plusieurs opposants ont alors été délogés et du matériel comme des bouteilles pour faire des cocktails Molotov réquisitionnées. « Une opération pour libérer l’espace public » a immédiatement réagi le ministre de l’Intérieur. Selon lui, les organisateurs de ces barricades seraient des mercenaires qui « auraient reçu 5 000 bolivars par semaine, soit plus de 500 euros, pour alimenter le conflit ».

Pression des forces de l'ordre vénézueliennes

Les autorités ont reconnu de nouvelles arrestations d’opposants sans toutefois indiquer le nombre de détenus après cette intervention. De son côté, le maire de l’opposition de Chacao, là ou les forces de l’ordre ont été déployées, a dénoncé « la menace d’une militarisation » de l’espace. Ce lundi, plusieurs dizaines de gendarmes et de policiers sont restés tout autour de la place pour éviter toute reprise de la protestation.

Réduction du trafic aérien vers Caracas

Air Canada a annoncé sur son site internet lundi la suspension de ses vols vers Caracas pour raisons de «sécurité». Par ailleurs, 11 des 26 compagnies aériennes qui opèrent au Venezuela ont réduit la fréquence de leurs vols ou la taille des avions qui desservent le pays. En effet, d'après un quotidien local Ultimas Noticias, le Venezuela ne s'acquitterait pas de ses dettes à l'égard des compagnies aériennes internationales.
 

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