ARGENTINE / FRANCE

Argentine: la justice se penche sur la mort de Cassandre et Houria

Les parents de Cassandre Bouvier et Houria Moumni (dr.) lors de leur arrivée à Salta, le mardi 2 août 2011, peu de temps après la mort de leurs filles.
Les parents de Cassandre Bouvier et Houria Moumni (dr.) lors de leur arrivée à Salta, le mardi 2 août 2011, peu de temps après la mort de leurs filles. AFP

En juillet 2011, leur mort dans des conditions atroces avait ému la France et l’Argentine. Cassandre Bouvier et Houria Moumni, deux jeunes Françaises, avaient été tuées par balles - après avoir été violées - dans un sentier de randonnée proche de la ville de Salta, dans le nord de l’Argentine. Ce mardi 25 mars, dans cette même ville s’ouvre le procès de leurs assassins présumés. Sur le banc des accusés, trois hommes du coin, inculpés pour viol et homicide.

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Avec notre envoyé spécial à Salta, Jean-Louis Buchet

Après la lecture de l’acte d’accusation, les juges donneront la parole aux parents des victimes, venus spécialement de France pour témoigner. Au premier rang d’entre eux, Jean-Michel Bouvier, le père de Cassandre, très ému à la veille du procès : « Principalement, il nous est demandé de brosser un portrait de Cassandre et de Houria, explique celui-ci. Cassandre était une jeune femme libre. Moi j’irai au-delà, je dirai ce que j’attends du procès. »

Pressions

Je préfère des coupables en liberté que des innocents en prison...

Jean-Michel Bouvier, père de Cassandre

Les prévenus, Gustavo Lasi, Daniel Vilte Laxi et Santos Vera avaient été arrêtés au bout de quelques semaines après une enquête où la police et la justice de Salta avaient mobilisé de gros moyens. Certains pensent que la pression des gouvernements argentin et français a pu nuire à l’enquête.

Croire en la justice

« Je ne suis pas dans la logique de donner des leçons à l’Argentine, poursuit Jean-Michel Bouvier. Pour moi, la mort de Cassandre ne doit pas se traduire par une seconde mort, au travers d’un verdict qui nous laisserait sur notre faim. Je préfère des coupables en liberté plutôt que des innocents en prison. »

Jean-Michel Bouvier veut croire en la justice de Salta. Mais il sait que les preuves rassemblées par le juge d’instruction ne sont pas toutes concluantes.

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