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VENEZUELA

Soupçons de préparation d'un coup d'Etat militaire au Venezuela

Le président venezuelien Nicolás Maduro contre attaque par le biais de ces arrestations.
Le président venezuelien Nicolás Maduro contre attaque par le biais de ces arrestations. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que les manifestations continuent au Venezuela le gouvernement du socialiste Nicolas Maduro serre la vis. Plusieurs généraux accusés de vouloir participer à un coup d’Etat ont été arrêtés ce lundi 24 mars. Le gouvernement vénézuélien poursuit ainsi sa politique de mise au pas de la contestation qu'il affronte depuis six semaines.

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Avec notre correspondant à Caracas, Simon Pellet-Recht

Nicolas Maduro contre-attaque. Le président vénézuélien a annoncé mardi l’arrestation de trois généraux de l’armée de l’air accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat. « Ils disaient que c’étaient la semaine idéale » a dénoncé Nicolas Maduro à l’occasion d’une réunion avec les ambassadeurs de l'Union des nations sud-américaine (Unasur), à Caracas.

Les rumeurs de coup d’Etat allaient bon train depuis quelques jours. Au Venezuela, les crises politiques sont régulièrement réglées par l’armée. L’ancien leader Hugo Chavez avait lui-aussi tenté un coup d’Etat en 1992, avant d’en être lui-même victime en 2002. Le gouvernement socialiste est donc conscient des risques qu’il court en cette période de crise. On compte officiellement 36 morts depuis le début des manifestations il y a un mois et demi.

→ A (RE) LIRE : Venezuela: destitution de la députée d’opposition Maria Corina Machado

Après Leopoldo Lopez et deux maires de province, Nicolas Maduro s’attaque à la députée Maria Corina Machado. La chef de file du mouvement actuel a perdu mardi son immunité parlementaire. Maria Corina Machado est accusée de « trahison à la patrie » pour avoir été invité ce week-end à une assemblée de l’Organisation des Etats d’Amérique en tant que « responsable déléguée » du Panama. Mais au final, la députée n'a pas pu s'exprimer devant le Conseil permanent de l'organisation, une majorité des membres s'y étant opposés. Pour le gouvernement à Caracas, c'est l'occasion rêvée de se débarrasser de l'une de ses plus virulentes détractrices. L’opposition a immédiatement dénoncé une « campagne de répression politique » au Venezuela.

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