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Grève contre la vie chère: Buenos Aires à l'arrêt

Retiro, le terminal des bus de Buenos Aires, complètement vide le 10 avril 2014.
Retiro, le terminal des bus de Buenos Aires, complètement vide le 10 avril 2014. REUTERS/Marcos Brindicci
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Pas de train de banlieue, pas de métro, pas d'autobus. Ce jeudi, la capitale argentine s'est retrouvée paralysée par la grève. Un mouvement déclenché par les syndicats opposés à la politique économique du gouvernement de la présidente Cristina Kirchner.

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Avec notre correspondant à Buenos Aires,  Jean-Louis Buchet

Sans bus, ni métro, ni trains de banlieue, Buenos Aires s'est transformée en ville morte ce jeudi 10 avril. Jusqu’au soir, seules quelques voitures particulières et de rares taxis circulaient dans des rues désertes. C’est ce que voulaient les trois centrales syndicales qui ont appelé à la grève. L’adhésion massive des syndicats des transports publics y a beaucoup contribué. Tout comme l’action de mouvements sociaux et de groupes d’extrême gauche qui, contre l’avis des centrales ouvrières, ont coupé les autoroutes d’accès à la capitale et bloqué certains de ses carrefours.

Autoroute d'accès à Buenos Aires, le 10 avril 2014.
Autoroute d'accès à Buenos Aires, le 10 avril 2014. REUTERS/Enrique Marcarian

Il n’y a pratiquement pas eu d’activité dans les bureaux et les administrations. Il est cependant difficile de dire qui n’est pas allé travailler parce qu’il est gréviste - c’est le cas, bien sûr, des membres des syndicats à l’origine du mouvement - et qui ne l’a pas fait faute de pouvoir se déplacer. Beaucoup d’entreprises avaient demandé à leurs employés de ne pas venir au bureau et de travailler chez eux. Le gouvernement insiste sur le fait qu’on a empêché les gens de se rendre au travail. Les organisateurs parlent d’un très large succès.

La vérité est sans doute entre les deux, mais il est clair que les syndicats ont marqué des points. Dans les négociations salariales en cours avec les employeurs, il y aura sans doute des augmentations plus élevées que ne le souhaitait le gouvernement, de l’ordre de 35%, pour compenser l’inflation, ainsi que le demandent les syndicats. Par ailleurs, les centrales qui ont appelé à la grève se réclament du péronisme, comme la présidente Cristina Kirchner. Le succès de cette journée de grève tendrait à prouver que le péronisme dissident gagne du terrain.

→ À (RE)LIRE : Grève générale en Argentine contre la vie chère

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