Etats-Unis

Obama célèbre le cinquantenaire de la fin de la ségrégation

Le président Barack Obama, lors d'un discours devant le sommet des droits civiques célébrant le cinquantenaire de la signature des lois mettant fin à la ségrégation aux Etats-Unis, au Texas, ce 10 avril 2014.
Le président Barack Obama, lors d'un discours devant le sommet des droits civiques célébrant le cinquantenaire de la signature des lois mettant fin à la ségrégation aux Etats-Unis, au Texas, ce 10 avril 2014. REUTERS/Kevin Lamarque

La loi mettant fin à la ségrégation entre noirs et blancs a 50 ans. Les Etats-Unis vont célébrer tout au long de l’année l’anniversaire de cette loi signée le 2 juillet 1964 par le président Lyndon Johnson.

Publicité

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Les présidents Barack Obama, Jimmy Carter, George W. Bush se sont retrouvés ce jeudi 10 avril à la bibliothèque Lyndon Johnson, dans le Texas natal de celui qui a signé ce texte reconnaissant enfin l’égalité des droits. A l’époque, Johnson avait signé contre l’avis de tous ses conseillers. « La plupart de ses conseillers étaient contre. L’un d’entre eux, particulièrement têtu, lui a dit qu’il pensait qu’un président ne devait pas perdre son temps sur des causes perdues, même si elles en valent la peine. Le président Johnson lui a répondu : "Mais bon sang ! A quoi sert un président !" », a lancé Barack Obama lors de son discours.

« Des portes se sont ouvertes »

En racontant l’adversité à laquelle a été confronté Lyndon Johnson lorsqu’il a mis fin à la ségrégation, Barack Obama a fait de la politique intérieure. Il est revenu sur le projet de loi sur l’immigration, enlisé au Congrès. Il a évoqué la couverture sociale et l’opposition systématique des républicains. Il s’est moqué des analyses estimant que la mise en œuvre de cette loi affaiblit la fin de son deuxième mandat. Un Barack Obama qui, devant une assistance conquise, est revenu sur un sujet qu’il évite soigneusement depuis son élection. « Grâce à ces lois signées par le président Johnson, de nouvelles opportunités se sont présentées, des portes se sont ouvertes dans l’éducation pour tous. Elles se sont ouvertes pour vous, et elles se sont ouvertes pour moi ! C’est ainsi que je suis devant vous aujourd’hui. Grâce à ses efforts, grâce à son héritage. »

Il fallait cet évènement pour que Barack Obama redevienne, un instant, un président issu de la communauté noire. Un sujet presque tabou aux Etats-Unis, qui provoque encore des commentaires d’une incivilité rare de la part de certains responsables politiques, situés à l’extrême droite de l’échiquier américain.

→ A VISITER : Freedom Fighters - un webdocumentaire RFI sur la lutte pour les droits civiques

Freedom Fighters, un webdocumentaire de RFI

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail