La revue de presse des Amériques

À la Une : l'exécution ratée d'un condamné à mort aux Etats-Unis

La lente et cruelle agonie de Clayton Lockett  (gauche) a obligé la direction de la prison à reporter l'exécution de Charles Warner (droite), prévue le même jour.
La lente et cruelle agonie de Clayton Lockett (gauche) a obligé la direction de la prison à reporter l'exécution de Charles Warner (droite), prévue le même jour. REUTERS/Oklahoma Department of Corrections

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« L'exécution ratée d'Oklahoma relance le débat sur la peine de mort », titre en grande lettre le Washington Post. En effet, le centre pénitentiaire d’Oklahoma a procédé mardi soir à l’exécution du condamné Clayton Lockett par injection d’un cocktail létal, jamais testée auparavant. Résultat : quarante-trois minutes d’agonie pendant lesquelles, le condamné a visiblement subi d’atroces souffrances, à en croire le témoignage terrifiant de Graham le Brewer, journaliste du quotidien Oklahoma News. « Peu après la mort par crise cardiaque du condamné Clayton Lockett, la gouverneure de l'État de l'Oklahoma a repoussé la seconde exécution prévue pour la même soirée à dans 15 jours », rapporte encore le Washington Post. Mais immédiatement, plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont appelé à un moratoire sur l'ensemble des exécutions prévues dans cet État. Ainsi, la célèbre Union américaine des libertés civiles a déclaré : « Dans la précipitation de l'Oklahoma de conduire de manière opaque et secrète une expérimentation scientifique sur deux hommes, notre État s'est déshonoré devant la Nation et le monde ».

Ce qui fait en effet débat, c'est la difficulté des États américains à se procurer les produits chimiques nécessaires pour l'injection létale. « Dans le passé, le débat sur la peine de mort a été marqué par des questions sur la moralité, la justice et la constitutionnalité », écrit encore le Washington Post, avant de conclure: « Aujourd'hui ce questionnement se porte sur la compétence des États pour accomplir des exécutions de manière humaine ».

Après propos raciste : propriétaire des Los Angeles Clippers radiés par NBA

Des nouvelles dans l’affaire qui secoue la NBA, la ligue nord-américaine de basket-ball.
Ce mardi, la NBA a frappé fort : elle a radié à vie le propriétaire des Los Angeles Clippers, Donald Sterling, qui doit aussi payer une amende de deux millions et demi de dollars. Ce milliardaire de 80 ans avait déclenché une polémique nationale aux États-Unis, pour avoir ordonné à son ancienne petite amie de ne pas se montrer en public avec des Noirs. Propos privés, mais qui avaient été enregistrés et ensuite publiés sur un site internet.

Suite à l'éviction du chef des Clippers, le New York Times se montre cynique: « Depuis longtemps, le racisme de Donald Sterling est connu par tout le monde. Il avait même déjà été condamné à une amende de 2,7 millions de dollars pour des propos similaires. Mais jusqu'à présent la NBA n'avait jamais réagi et ne l'avait encore moins sanctionné », écrit le journal avant de conclure : « Cette fois, l'association nationale de basket a été obligée de réagir. Non pas parce que les propos étaient plus intolérables que les précédents. Mais parce qu'ils ont déclenché une vague d'indignation à travers tout le pays et que l'image de la NBA risquait d'en prendre un coup. »

Équateur : colère du président contre tribu qui cache, trois opposants politiques

En Équateur, le président a lancé un avertissement sévère à l'adresse d'une communauté indigène. « Rafael Correa accuse la tribu des Sarayaku de cacher trois opposants politiques sous mandat d'arrêt pour diffamation », rapporte le journal équatorien Hoy. « La tribu des Sarayaku compte quelque 1 200 membres et vit dans la forêt amazonienne. La communauté est connue pour avoir résisté avec succès à des projets de forage pétrolier sur son territoire », rappelle de son côté le Miami Herald. « En abritant les trois hommes recherchés par la justice, les Sarayaku commettent une grave erreur », a estimé le président Correa dont les propos sont repris par El Expreso. Selon ce quotidien, la tribu a annoncé sur les réseaux sociaux que l'aviation militaire survolait son territoire. L’information a été catégoriquement rejetée par le ministre équatorien de la Défense.

Venezuela : Nicolas Maduro annonce augmentation du salaire minimum

« À partir du 1er mai, le salaire minimum sera augmenté de 30 % afin de stabiliser le pouvoir d'achat des Vénézuéliens, victimes d'une inflation galopante de 59 % », explique le journal 2001. « À partir du mois prochain, le salaire minimum sera de 4 251 bolivars, 674 dollars américains, si on prend le taux de change officiel ».

« Dans un contexte politique et social tendu, cette annonce n’intervient pas maintenant par hasard », estime de son côté El Nacional : « Elle permet de redorer l'image du gouvernement auprès de la classe ouvrière, et ceci juste avant les célébrations du 1er mai ».

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