ETATS-UNIS / LIBYE

Attentat de Benghazi: ce courriel qui embarrasse la Maison Blanche

Le consulat américain de Benghazi en Libye est en flamme après une attaque qui a entraîné la mort de l'ambassadeur Christopher Stevens.
Le consulat américain de Benghazi en Libye est en flamme après une attaque qui a entraîné la mort de l'ambassadeur Christopher Stevens. REUTERS/Esam Al-Fetori
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis l’attentat du 11 septembre 2012 à Benghazi qui avait coûté la vie à l’ambassadeur des Etats-Unis Christopher Stevens et à trois autres Américains, les républicains n’ont cessé d’attaquer l’administration Obama pour n’avoir pas fait assez pour protéger ses diplomates et pour avoir essayé de dissimuler les causes réelles de l’attaque contre la mission diplomatique américaine. La publication par une organisation conservatrice d’un courriel de Ben Rhodes, proche conseiller d’Obama, envoyé trois jours après l’attentat, vient de relancer la polémique.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Ben Rhodes explique les objectifs de la déclaration que doit faire à la télévision Susan Rice, alors ambassadrice à l’ONU. « Elle doit », écrit-iI notamment, « souligner que ces manifestations ont pour origine une vidéo internet et non un échec plus large de notre politique ». Dans la réalité, la vidéo islamophobe n’était pas la vraie cause de l’attentat. Celui-ci avait été préparé à l’avance par un groupe jihadiste.

Les républicains ont donc accusé la Maison Blanche d’avoir essayé de minimiser l’incident, en le faisant passer pour un acte spontané, afin de ne pas gêner la réélection d’Obama. Avec la publication du courriel deux ans après les faits, les républicains accusent maintenant l’administration de n’avoir pas fourni cette pièce au Congrès au moment où il effectuait des enquêtes sur l’affaire.

Manque de transparence

Un parlementaire compare Obama à Nixon pour son manque de transparence. La Maison Blanche riposte en accusant l’opposition d’exploiter une tragédie pour des raisons politiciennes. Comble de malchance, le général Robert Lovell a déclaré hier devant une commission parlementaire que l’armée aurait pu faire plus pour essayer de sauver l’ambassadeur Stevens, mais n’avait pas reçu d’instructions du département d’Etat. Que diriez-vous aux familles des victimes lui a demandé un élu? « Je suis désolé pour votre perte et votre sacrifice… Nous aurions dû faire plus », répond alors le militaire.

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