La revue de presse des Amériques

À la Une : l’opposant vénézuélien Leopoldo Lopez devant la justice

Le leader de l'opposition Leopoldo Lopez lors de son arrestation à Caracas, le 18 février 2014.
Le leader de l'opposition Leopoldo Lopez lors de son arrestation à Caracas, le 18 février 2014. REUTERS/Jorge Silva

Publicité

L'opposant vénézuélien Leopoldo Lopez doit être présenté ce jeudi devant la justice pour une audience préliminaire.

Le dirigeant du parti Voluntad Popular devrait savoir aujourd’hui s'il va être jugé ou libéré. L'avocat de Leopoldo Lopez, qui s'exprime dans les pages du quotidien El Nacional explique en quoi consiste cette audience préliminaire à laquelle le dirigeant politique va être présenté. « Cette audience ne détermine que s'il y a motif à mener une enquête et organiser un procès. On n'y discute pas de sa culpabilité ou de son innocence. En cas de réponse négative, l'affaire est archivée et le détenu est libéré. Dans le cas contraire, l'affaire passe entre les mains d'autres juges. Si cette option est choisie, Leopoldo Lopez peut être relâché avant d'être jugé ou alors il sera reconduit à la prison militaire de Ramo Verde jusqu'au début des audiences ».

Carlos Gutiérrez, l’avocat de Leopoldo Lopez, estime qu'il n'y a aucune preuve que son client ait appelé au désordre public, à causer des destructions de biens, à provoquer un incendie ou encore qu'il fasse l'objet d'association en vue de commettre des délits. Bien au contraire, dans les pages d'El Nacional cet avocat estime que les droits de son client ont été violés et qu'il doit donc être libéré.

Pour la coalition de l'opposition vénézuélienne, la MUD (Mesa de la unidad), dont ne fait pas partie la formation politique de Leopoldo Lopez, une libération serait juste et surtout un signe positif pour le pays selon le quotidien floridien El Nuevo Herald.

La cinquième réunion du dialogue de paix entre les autorités vénézuéliennes et l'opposition a été encore une fois repoussée.

Repoussée à la semaine prochaine selon Ultimas Noticias. Une décision apparemment prise et par le gouvernement et par la MUD, la coalition de l'opposition. Pour rappel, le but de ces discussions est de trouver une solution pour mettre un terme à la crise qui touche le pays depuis le 12 février. Une crise sociale et politique qui a fait 41 morts, des centaines de blessés et entrainé des centaines, voire des milliers d'arrestations.

En Argentine, la présidente Cristina Kirchner a annoncé hier la création d'un ministère de la Culture.

C'est la première fois dans l'histoire du pays qu'un tel ministère est créé. Jusqu'à présent, c'était un secrétaire d'État qui était en charge de ce secteur comme le rappelle La Nacion.

C'est la chanteuse Teresa Parodi qui a été nommée. Elle raconte dans les pages de Clarin qu'elle n'a été informée par la présidente que la veille au soir et qu'elle a bien sûr tout de suite accepté le défi. « Faire partie du gouvernement de Cristina Fernandez Kirchner, auquel j'adhère depuis son premier jour, me donne la sécurité et l'assurance que je pourrai travailler de manière constructive et collective ».

Mais cette nomination fait tout de même l'objet de critiques dans le milieu artistique.
L'écrivain Luis Gregorich estime dans les pages de La Nacion qu'il ne sait pas si Teresa Parodi a les capacités pour occuper ce poste.

L'ancien secrétaire d'État à la Culture José Nun estime, quant à lui, qu'elle n'a jamais apporté de contribution significative dans les politiques culturelles. Selon lui, « la culture n'intéresse pas ce gouvernement et ne joue aucun rôle fondamental pour lui ».

À Cuba, le ministère de l'Intérieur a annoncé hier l'arrestation de quatre exilés cubains qui jusqu'ici résidaient normalement à Miami.

Selon le Washington Post, ces quatre exilés auraient été arrêtés le 26 avril dernier. Selon le quotidien, peu de détails ont filtré sur cette affaire si ce n'est qu'ils auraient reconnu « vouloir commettre des attaques contre des installations militaires avec pour objectif de développer des actions violentes » à Cuba. C'est ce qui est spécifié dans le communiqué du ministère cubain de l'Intérieur qui parle également « d'actions terroristes », selon le Miami Herald. Ces quatre hommes auraient travaillé avec trois opposants notoires résidant aux États-Unis, considérés par Cuba comme étant justement des terroristes. La Havane a annoncé qu'elle allait prendre contact avec les autorités américaines. Pour l'instant, côté américain, ni le département d'État, ni le FBI ne se sont encore prononcés sur cette affaire précise le quotidien floridien.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail