Etats-Unis / Suisse

Aux Etats-Unis, le Crédit Suisse plaide coupable

L'immeuble du Crédit Suisse à Zurich, le 20 mai 2014.
L'immeuble du Crédit Suisse à Zurich, le 20 mai 2014. REUTERS/Arnd Wiegmann
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Aux Etats-Unis, le Crédit Suisse devra débourser - au total - plus de 1,8 milliard d'euros d'amendes et de pénalités après avoir plaidé coupable de complicité d'évasion fiscale. La banque helvétique évite le pire: le retrait de sa licence de l'Etat de New York et la démission de ses dirigeants. La banque BNP-Paribas est également sur la sellette.

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Avec notre correspondant à Washington, Pierre-Yves Dugua

Jusqu’à présent, lorsqu’une grande banque était prise en flagrant délit de violation d’une loi aux Etats-Unis, pour ne pas mettre en péril l’ensemble du système financier en la condamnant au pénal, les autorités lui imposaient une amende élevée et un régime de surveillance renforcé, mais jamais la banque n’admettait sa culpabilité.

Cette approche a été assimilée à une forme d’impunité sous couvert de prévention de la fuite des clients de la banque qui, par effet domino, aurait ébranlé toute la finance mondiale.

Nouveau type de sanctions

Le Crédit Suisse est le premier exemple du nouveau type de sanctions qui va plus loin et oblige, pour la première fois depuis vingt ans, une grande banque à admettre sa culpabilité, en plus du paiement d’une amende de 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros). Le Crédit Suisse admet avoir aidé des milliers d’Américains à cacher leur argent en Suisse. Pour autant, la direction de la banque reste en place. Sa licence bancaire à New York n’est pas révoquée.

BNP-Paribas, accusée d’avoir violé l’embargo bancaire américain sur l’Iran, le Soudan et Cuba, risque d’avoir également à bientôt reconnaître sa culpabilité en plus du paiement d’une amende qui dépasserait trois milliards de dollars.

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