La revue de presse des Amériques

A la Une : les candidats se préparent au second tour en Colombie

Le président-candidat Juan Manuel Santos (D) et son principal rival, Oscar Ivan Zuluaga pendant le débat télévisé, le 22 mai 2014.
Le président-candidat Juan Manuel Santos (D) et son principal rival, Oscar Ivan Zuluaga pendant le débat télévisé, le 22 mai 2014. REUTERS/Jose Miguel Gomez
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Les tractations pour préparer le second tour présidentiel ont déjà commencé. Les deux candidats les mieux placés du premier tour de dimanche dernier, le président Juan Manuel Santos et son rival Oscar Ivan Zuluaga (qui est arrivé en tête du scrutin) cherchent à rallier les autres candidats, écrit El Tiempo. Ce mardi 27 mai 2014 sera décisif dans la formation de nouvelles alliances électorales, prédit Semana. Un premier pacte politique pourrait être conclu.

On attend notamment l’annonce de Marta Lucia Ramirez du parti conservateur colombien. Elle va très probablement appuyer Oscar Ivan Zuluaga. Arrivé en troisième position, Marta Lucia Ramirez a pu rassembler presque 2 millions d’électeurs derrière elle, ce qui représenterait un bassin de voix important pour Zuluaga. D’après Semana, certains de ses proches se réjouissent déjà de cette éventuelle alliance, qui pourrait selon eux faire perdre Juan Manuel Santos. Mais le problème, c’est que le choix pour le second tour divise profondément le parti conservateur, explique Semana : « 40 des 60 députés au Congrès soutiennent le président actuel Juan Manuel Santos ».

En attendant la réaction des Farc

Pour l’instant, la guérilla n’a pas encore réagi. Mais elle va peut-être le faire aujourd’hui, écrit Semana. Les Farc, poursuit le journal, sont confrontés à un dilemme : alors qu’ils soufflent ce mardi les 50 bougies de leur existence, les rebelles sont engagés dans un processus de paix qui aura pour objectif de les désarmer. Seulement voilà, le candidat arrivé en tête du scrutin de dimanche dernier a déjà fait savoir qu’il souhaite suspendre provisoirement les pourparlers.

Vague de violences inédites au Venezuela

Le Venezuela vit son pire moment de criminalité. C’est l’avocat Luis Izquiel qui le dit dans les colonnes du journal El Nacional. Le juriste estime que la pauvreté et l’instabilité des institutions génèrent une vague de violences inédite. Les délinquants se croient tout permis, explique Luis Izquiel avant d’ajouter : « il y a aussi des gens dans le besoin, des gens qui souffrent de l’inflation et de la pénurie d’aliments et qui commettent des délits parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas punis ».

Au Brésil, la justice se penche sur les crimes commis sous la dictature

C’est à lire dans O Globo. Cinq militaires (dont un général) accusés d’avoir assassiné l’ancien député socialiste Rubens Paiva et fait disparaître son corps doivent rendre des comptes devant la justice. Le ministère public fédéral brésilien vient d’ouvrir un acte d’accusation. Les faits remontent à 1971. Mais ce n’est que 40 ans plus tard, en 2011 que les circonstances de la mort ont été élucidées.

Rubens Paiva a été torturé, tué et son cadavre ensuite jeté dans la mer. Selon une loi d’amnistie votée à la fin de la dictature, les crimes commis pendant « les années de plombs » ne peuvent pas être poursuivis. Mais dans cette affaire, un juge a estimé que l’assassinat politique n’était pas couvert par l’amnistie. Selon lui, il s’agit d’un crime contre l’humanité et qui est donc imprescriptible.

Un racisme anti-Obama existe-t-il chez les républicains ?

La semaine dernière, un sénateur démocrate a estimé que la résistance des républicains à la réforme de santé mis en place par le président Barack Obama est motivée par le fait qu’« il n’a peut-être pas la bonne couleur de peau ». Scandale chez les républicains qui accusent du coup le sénateur de les avoir traités de racistes. Mais selon le Washington Post, le parlementaire démocrate, Jay Rockefeller, n’a exprimé que tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Mais attention, continue le journal, dire que certains républicains et membres du Tea Party s’opposent farouchement à Barack Obama à cause de sa couleur de peau ne veut pas dire que ceux qui ne sont pas d’accord avec le président sont automatiquement des racistes. Le sénateur républicain Tim Scott, pour sa part, estime que l’opposition de son parti à la réforme de santé n’est pas motivée par des raisons raciales. Comme le rappelle le Washington Post, il est le seul sénateur noir des conservateurs. 

 

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