Revue de presse des Amériques

A la Une: le président nouvellement élu du Panama a pris les rennes du pays

Le président élu du Panama Juan Carlos Varela (au centre) salue la foule lors de sa prise de fonction, le 1er juillet 2014.
Le président élu du Panama Juan Carlos Varela (au centre) salue la foule lors de sa prise de fonction, le 1er juillet 2014. REUTERS/Rafael Ibarra

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Le nouveau président Juan Carlos Varela a pris ses fonctions lors d’une cérémonie au stade Rommel Fernandez à Panama, en présence de chefs d’États et de gouvernement dont l’Espagnol Mariano Rajoy, le Taiwanais Ma Ying-jeou, l’Haïtien Michel Martelly, et le Dominicain Danilo Medina, rapporte El Siglo. Quelques heures avant la cérémonie, Varela s’est entretenu avec le secrétaire d’État américain John Kerry, entretien au cours duquel il a été question de relations bilatérales en termes d’éducation et de l’élargissement du canal de Panama.

Parmi les priorités des cinq années de son mandat, le nouveau président panaméen du parti conservateur a placé en haut de liste des travaux d’extension du Canal qui ont déjà un an de retard. Varela s’est aussi engagé à mettre fin à l’insécurité avec un programme intitulé « quartiers sûrs » et a décrété une période d’amnistie jusqu’au 1er août : « J’appelle les plus de 200 bandes qui opèrent dans le pays à déposer les armes, à couper leurs liens avec le crime organisé et à reprendre une vie normale » a-t-il déclaré, en ajoutant que les délinquants seraient sévèrement punis.

En finir avec la corruption au Panama

Dans un discours de 26 minutes, le président Juan Carlos Varela a surtout promis d’en finir avec la corruption, relève La Prensa. Il succède à Ricardo Martinelli dont la fin de mandat a été entachée par de multiples dénonciations de corruption et utilisation abusive de fonds publics pour sa campagne électorale, écrit El Siglo. L’ancien président Ricardo Martinelli « a tenu moins de16 heures sans immunité », fait remarquer La Prensa. Il a prêté serment hier à 15h39 à Guatemala City, au siège régional du Parlacen, le Parlement régional, en tant que membre de cette institution qu’il avait en son temps qualifiée de « repaire de brigands »… Avant de quitter son poste, Martinelli a pris le soin de gracier 146 personnes, souligne La Estrella de Panamá.

Et le Venezuela a immédiatement rétabli ses relations avec le Panama

Après la période mouvementée où le Venezuela avait accusé Ricardo Martinelli de s’immiscer dans ses affaires intérieures, c’est le vice-président vénézuélien Jorge Arreaza qui a annoncé le rétablissement officiel des relations diplomatiques entre les deux pays, dès la fin de la cérémonie d’investiture du nouveau président panaméen à laquelle il a assisté. Il s’agit « d’accompagner le président Varela dans cette nouvelle étape de la démocratie qui sera plus lucide et plus belle que l’étape antérieure avec Ricardo Martinelli », rapporte El Nacional.

Le Venezuela fait face à des coupures de courant gigantesques

Après la panne gigantesque de vendredi dernier, une source interne de l’entreprise nationale d’électricité Corpoelec a indiqué que les retards dans les programmes de maintenance mettent en péril la capacité des usines de production d’électricité de la capitale, relève El Nacional. Les travailleurs de Corpoelec ont d’ailleurs demandé la démission de leur direction, et dénoncé un déficit budgétaire de 70 %, précise Ultimas Noticias.

La Colombie commémore 20 ans après l’assassinat du joueur de football Andrés Escobar

La presse colombienne publie des éditions spéciales pour rappeler cet épisode sanglant : le joueur de football de la sélection colombienne avait fait une faute en marquant lui-même contre son propre camp lors du Mondial de Football en 1994, ce qui avait causé l’élimination de son équipe face aux États-Unis. « La tragédie de l’autogol », titre d’ailleurs El Tiempo. À son retour, Andrés Escobar avait subi les insultes de ses compatriotes. Déprimé, il avait été invité au restaurant avec des amis. Le soir du 2 juillet 1994, il avait été assassiné de six balles sur un parking à Medellin. L’auteur, Humberto Muñoz, était le chauffeur et le garde du corps de deux frères, Pedro et Santiago Gallón Henao, l’un a ensuite été arrêté pour paramilitarisme et l’autre pour trafic de drogue, précise El Tiempo. Humberto Muñoz avait écopé de 43 ans de prison, mais il est sorti en octobre 2005. Les journaux colombiens saluent 20 ans après la mémoire de leur joueur fétiche.

Au Mondial de football au Brésil, l’Argentine se qualifie pour les quarts de finale, les États-Unis sont éliminés

« Di María, le héros », titre La Nación. « Nous avons mis notre vie en jeu et nous avons laissé notre âme sur le terrain », a déclaré Angel Di María, surnommé El Fideo, « le vermicelle » (pour sa maigreur), celui qui a marqué face à la Suisse et qui a permis la qualification de son équipe. « La course effrénée des États-Unis s’arrête, mais le football est le grand gagnant », écrit de son côté le New York Times après l’élimination de l’équipe américaine battue 2-1 par la Belgique. « La fin a été cruelle, mais c’est le jeu », conclut le New York Times.

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