Revue de presse des Amériques

A la Une: le crash de l'avion de ligne dans l'est de l'Ukraine

298 personnes auraient trouvé la mort dans cette catastrophe, le 17 juillet 2014.
298 personnes auraient trouvé la mort dans cette catastrophe, le 17 juillet 2014. REUTERS/Maxim Zmeyev
Texte par : Cyril Peter
4 mn

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Des photos de l'appareil sont sur la majorité des Unes des journaux. « La guerre abat un avion avec 298 innocents », titre Correio Braziliense. « Massacre dans le ciel ukrainien », en Une de El Nacional. Le quotidien vénézuélien affirme que « deux conversations téléphoniques montrent que les pro-Russes sont les auteurs de cette attaque ». Au Mexique, La Razon avance que « les pro-Russes et Kiev s'accusent mutuellement ». Le journal précise que « des médias russes » affirment que les forces ukrainiennes voulaient viser « l'avion du président Poutine ».

Vladimir Poutine, responsable de la tragédie ?

Au Québec, l'éditorialiste du quotidien La Presse affirme que « Poutine a forcé l'Ukraine à abandonner son projet d'entente avec l'Union européenne, ce qui a provoqué, la colère d'une grande partie de la population ukrainienne ». « C'est lui qui a envahi la Crimée et aidé, en hommes et en armes, les séparatistes pro-russes », écrit-il. Sans le soutien de la Russie, « les rebelles auraient été rapidement vaincus ». « L'obsession impérialiste de Vladimir Poutine vient de coûter la vie à des innocents », conclut-il.

Le Daily News accuse aussi le président russe. En Une du journal américain, on peut voir une photo d'un secouriste perdu au milieu des débris, avec un gros titre : « la guerre de Poutine tue 298 innocents (...) ». « Un avion de ligne abattu en Ukraine », titre le Washington Post. Le quotidien dénonce un « crime odieux », qui intervient au lendemain de l'imposition de nouvelles timides sanctions occidentales contre Moscou.

Interrogations sur la sécurité aérienne civile

Pour le journal brésilien O Globo, « les sanctions sont la meilleure arme pour faire pression sur Vladimir Poutine ». Le président russe « peut arrêter la guerre », veut croire l'éditorialiste du New York Times. Il est « le seul homme » à pouvoir le faire, conclut-il. Enfin, pour le Boston Globe, la tragédie « montre qu'il y a un besoin d'apaiser les tensions en Ukraine ». Pour son éditorialiste, l'accident représente « une nouvelle menace pour la sécurité des passagers des avions de ligne internationaux, qui est un pilier essentiel d'une économie mondialisée ». Il faut savoir désormais que « des groupes armés ont accès à du matériel militaire pour tirer sur une compagnie aérienne commerciale », conclut-il.

Gaza, l'enclave « coupée du monde »

« L'armée israélienne envahit Gaza », écrit le New York Times. « Israël et l'Occident » sont responsables de cette « dernière escalade », car ils ont « empêché le libre passage vers l'Égypte et le paiement des salaires des employés du Hamas », en référence aux États-Unis qui ont bloqué récemment les fonds qataris destinés au mouvement islamiste afin de payer ses salariés. Il est « inopportun pour Gaza de rester couper du monde et d'être administré par des fonctionnaires impayés », affirme son éditorialiste.

Selon le journal, cette « offensive terrestre vise les tunnels sous la frontière ». « L'objectif est de détruire les points de passage empruntés par le Hamas », précise El Pais. Le journal uruguayen souligne « l'échec de la trêve et de la diplomatie », après dix jours de bombardements, qui ont fait plus de 250 morts du côté des Palestiniens. Enfin, le journal chilien El Mercurio rappelle que « la trêve humanitaire n'a duré que cinq heures ».

Colombie : les victimes invitées aux pourparlers de paix

À La Havane, les représentants des Farc et des autorités colombiennes préparent la prochaine étape des pourparlers de paix. Ils ont décidé jeudi que les victimes allaient être invitées à Cuba le mois prochain pour participer aux négociations et obtenir réparation.
« Les victimes ont la parole », se félicite une chroniqueuse de Semana. Cette visibilité, cette « participation directe » dans les pourparlers leur permettra de « poser une série de questions » aux représentants des guérilleros. « Plus il y a de transparence et de respect à la table des négociations, plus la paix sera solide », assure-t-elle.

Au total, « soixante personnes vont représenter les six millions de victimes déclarées », écrit El Tiempo. Le journal précise que seules « les personnes qui ont été directement touchées par le conflit » peuvent se faire élire. De son côté, El Espectador évoque le financement du processus de paix. Le journal rapporte que huit millions de dollars ont été dépensés depuis novembre dernier.

 

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