La revue de presse des Amériques

A la Une: les USA bien placés pour négocier un cessez-le-feu à Gaza?

Selon les services d'urgence locaux, le bilan de l'opération «Bordure protectrice», lancée le 8 juillet à Gaza, s'élève maintenant à plus 770 Palestiniens tués et au moins  4 700 blessés, en grande majorité des civils dont des dizaines d'enfants.
Selon les services d'urgence locaux, le bilan de l'opération «Bordure protectrice», lancée le 8 juillet à Gaza, s'élève maintenant à plus 770 Palestiniens tués et au moins 4 700 blessés, en grande majorité des civils dont des dizaines d'enfants. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa
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La réponse du Washington Post, c’est oui et non. « Les liens étroits entre les Etats-Unis et Israël sont à la fois un atout et un handicap pour arriver à un cessez-le-feu », estime le journal. Ces liens s’expriment, entre autres, via l’aide militaire apportée par les Américains à l’Etat juif : 3 milliards de dollars par an. Les Etats-Unis, poursuit le Washington Post, ont aussi fourni la technologie pour construire le système anti-missiles « Dôme de fer » qui protège le territoire israélien des roquettes tirées par le Hamas.

Ils sont aussi une centaine de soldats juifs américains à participer à l’offensive militaire israélienne. L’un d’entre eux a été tué la semaine dernière, rappelle le quotidien. Pour le gouvernement israélien, poursuit le Washington Post, les Etats-Unis sont un allié tellement proche qu’il s’estime trahi lorsque les Américains font pression sur lui pour tenter d’arracher un cessez-le-feu avec le Hamas.

A Gaza, rapporte l’envoyé spécial du quotidien, les Etats-Unis sont souvent considérés comme étant coresponsables des bombardements et des morts côté palestinien, parce qu’une bonne partie du matériel militaire israélien est made in US. Un point de vue exprimé notamment par Noufal, un militant du Hamas, dans les colonnes du Washington Post : « J’ai un message aux contribuables américains, dit-il. Avec votre argent, on achète des missiles, des chars et des avions F-16. Ce sont vos bombes ! » Signalons que d’après un sondage commandé par la chaîne CNN, 57% des Américains soutiennent l’offensive israélienne à Gaza.

Le calvaire d’un condamné à mort exécuté dans l'Arizona.

Joseph Wood a été déclaré mort presque deux heures après le début de l'injection létale, une procédure qui dure normalement une dizaine de minutes. Selon le Los Angeles Times, l’agonie du condamné à mort va forcément relancer le débat sur l'injection létale comme méthode d'exécution en particulier et la peine de mort en général. Ceux qui ont assisté à l’exécution sont d’ailleurs divisés sur la question de savoir si Joseph Wood a souffert ou non pendant l’exécution qui a duré presque deux heures. D’après son avocat cité par le Los Angeles Times, il a haleté, grogné, suffoqué et cherché sa respiration pendant environ une heure et quarante minutes. Mais une porte-parole du procureur de l’Arizona affirme qu’au contraire, « l’exécution s’est passée paisiblement ». Le New York Times pointe le fait que pour l’instant, les autorités n’ont pas pu expliquer pourquoi la procédure de l’exécution a duré si longtemps.

Début du procès contre l’opposant Leopoldo

« C’est un procès contre la démocratie, un procès sans preuve », a lancé le dirigeant du parti Voluntad popular devant le tribunal au début de la première séance. Des propos rapportés par le journal El Universal. Leopoldo Lopez, incarcéré depuis cinq mois, encourt dix ans de prison pour incitation à la violence dans les manifestations anti-gouvernementales ces derniers mois. Selon El Nacional, 138 témoins à charge seront appelés à la barre, contre un seul témoin en faveur de l’accusé. La prochaine session est prévue pour le 6 août.

La littérature brésilienne pleure une ses figures majeures

L'écrivain, dramaturge et poète brésilien Ariano Suassuna est décédé hier à l'âge de 87 ans à Recife, dans le nord-est du pays. Une région dont la culture l’a inspiré tout au long de sa vie, estime le professeur de littérature Domicio Proença dans les colonnes d’O Globo. « Ses œuvres puisaient dans les racines populaires pour atteindre des dimensions universelles ». Même à 87 ans, Ariano Suassuna continuait à enseigner le théâtre aux jeunes de Recife. Il a donné encore un cours pas plus tard que vendredi dernier, écrit O Globo qui publie une sélection de ses plus belles phrases, dont celle-ci : « J’ai deux armes pour lutter contre le désespoir, la tristesse et la mort : le sourire et le rêve ».

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