Etats-Unis

Les républicains veulent améliorer leur image auprès des pauvres

Paul Ryan, le co-listier de Romney, a présenté jeudi 24 juillet un plan pour améliorer leur sort.
Paul Ryan, le co-listier de Romney, a présenté jeudi 24 juillet un plan pour améliorer leur sort. REUTERS/Larry Downing/Files
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Certains politiciens républicains ayant un oeil sur la Maison Blanche en 2016 s’efforcent de donner une meilleure image de leur parti en prêtant un intérêt nouveau à la pauvreté.

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Avec notre correspondant à Washington,Jean-Louis Pourtet

En 2012, Mitt Romney avait vu ses ambitions présidentielles disparaitre après sa regrettable remarque sur ces 47% d’Américains qui ne paient pas d’impôts et ne voteront jamais républicain. Certains de ceux qui aspirent à succéder à Obama en 2016 ne veulent pas commettre la même erreur. Ils veulent retourner au « conservatisme humain » de la dynastie Bush.

Voilà donc les pauvres qui font l’objet de toute leur attention. Paul Ryan, le co-listier de Romney, a présenté jeudi 24 juillet un plan pour améliorer leur sort. Le sénateur de Floride, Marco Rubio a soumis une série de propositions destinées à aider les moins fortunés à avoir de meilleures opportunités et a même déclaré que le gouvernement fédéral – la bête noire des ultra-conservateurs – avait son rôle à jouer.

Jeb Bush, dans une tribune libre, a plaidé en faveur d’un traitement humain des enfants d’Amérique centrale appréhendés au Texas. Quelques autres candidats potentiels comme le libertarien Rand Paul ou les gouverneurs de l’Indiana et de l’Ohio, Mike Spence et John Kasich, jouent la même partition de l’entraide sociale.

Mais seront-ils suivis par le reste des troupes ? Les membres du Tea Party ne sont guère enclins à se laisser séduire par le chant de ces sirènes au grand cœur. Leur objectif reste de réduire le déficit en coupant dans les dépenses publiques et donc dans les programmes d’assistance aux pauvres. Quant aux démocrates, ils ne croient guère à cette soudaine conversion des républicains, n’y voyant qu’un stratagème électoral pour essayer de gagner quelques voix de ces 47% dont se moquait Mitt Romney.

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