Revue de presse des Amériques

A la Une : Compte à rebours pour l'Argentine

Une manifestation devant l'usine de l'équipementier automobile américain Lear, à Buenos Aires, le 30 Juillet 2014.
Une manifestation devant l'usine de l'équipementier automobile américain Lear, à Buenos Aires, le 30 Juillet 2014. REUTERS/Enrique Marcarian
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Mercredi 30 juillet, il restait encore quelques heures à l’Argentine pour éviter un défaut de paiement. La journée a été longue, mardi 29 juillet, à New York où se joue actuellement le destin financier de tout un pays. Le journal argentin La Nacion parle de négociations intenses, « fébriles » pour tenter d’arracher un accord de dernière minute. La rencontre entre l’équipe argentine dirigée par le ministre de l’Economie Axel Kicillof et le médiateur désigné par le juge chargé du dossier de la dette a duré jusqu’à minuit. Les discussions reprennent ce mercredi, selon le journal Ambito Financiero, mais aucune heure précise n’est fixée.

Mais pour la première fois, écrit La Nacion, les émissaires argentins se sont entretenus directement avec les responsables du fonds spéculatif NML, l’un des deux fonds qui réclament le remboursement intégral des sommes dues par l’Argentine. La rencontre a duré douze heures. La Nacion veut y voir un signe d’espoir. Car la réunion de vendredi dernier avait duré à peine une heure, rappelle le journal.

Dernière bataille politique pour Christina Kirchner

La presse évoque aussi un des scénarios possibles pour sortir de la crise. C’est le gros titre d’Ambito Financiero ce matin. L'Association des banques d'Argentine (ADEBA) s’est déclarée prête à apporter une garantie de 250 millions de dollars pour rassurer les fonds dits « vautours » ainsi que le juge new-yorkais, expliqué le quotidien économique. D’après le journal brésilien O Globo, la stratégie argentine consiste à présent à gagner plus de temps pour négocier. Pour le journal argentin Clarin, la présidente Christina Kirchner veut se battre jusqu’au bout. C’est peut-être « sa dernière grande bataille politique », estime le quotidien. Le site d’information Infolatam critique l’attitude de la présidente : « Elle fait de cette confrontation financière un drame politique, jouant sur le sentiment nationaliste et se posant en victime ».

Mais une chose est sûre : la présidente argentine peut compter sur la solidarité des pays de la région. Lors du sommet du Mercosur à Caracas qui s’est tenu mardi 29 juillet, tous les pays latino-américains ont renouvelé leur soutien à l’Argentine, écrit O Globo. En première ligne, la présidente brésilienne Dilma Rousseff qui craint pour l’économie de son propre pays si l’Argentine se retrouvait en défaut de paiement. Au premier semestre de cette année, les exportations brésiliennes vers l’Argentine ont chuté de 25 % rapporte laFolha de Sao Paulo.

La prise d’otages, une affaire florissante pour al-Quaïda

C’est une grande enquête réalisée par leNew York Times. D’après le quotidien, al-Qaïda finance de plus en plus ses activités terroristes par les prises d’otages, et les rançons payées notamment par les Européens. Au moins 125 millions de dollars ont été versés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) depuis 2008, écrit le New York Times. Parmi les pays qui ont mis la main à la poche : l’Allemagne, la France, la Suisse, l'Espagne, l'Autriche. Contactés par le New York Times, les gouvernements de ces pays ont tous nié d’avoir payé des rançons.

Victime d’une fusillade, Gabrielle Giffords ne voulait pas la peine de mort pour le tireur

L’ancienne députée démocrate Gabrielle Giffords, grièvement blessée dans une fusillade en 2011 qui a fait 6 morts, s’était fermement opposée à la peine de mort pour l’auteur du crime. C’est ce que nous apprend le Huffington Post. Lors du procès en 2012, Gabrielle Giffords s’est mobilisée pour que le tireur Jared Loughner ne soit pas condamné à mort. Elle a estimé que la prison à perpétuité était une pleine plus adéquate. « J’ai voulu qu’il ait le temps de réfléchir à ce qu’il avait fait », explique Gabrielle Giffords dans un livre qui vient de sortir.

Brésil, nouveau champion de la chirurgie esthétique

Près de 1,5 millions d'opérations ont été réalisées dans le pays en 2013, selon le Correio Braziliense. Un chiffre en forte augmentation. Le Brésil détrône les Etats-Unis et se hisse désormais au 1er rang mondial de la chirurgie esthétique.

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