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Cuba/Colombie

FARC: des victimes appelées à participer aux pourparlers de Cuba

Les FARC font une déclaration lors d'une conférence à La Havane le 12 août 2014 dans le cadre des négociations ouvertes à Cuba en 2012.
Les FARC font une déclaration lors d'une conférence à La Havane le 12 août 2014 dans le cadre des négociations ouvertes à Cuba en 2012. REUTERS/Enrique De La Osa
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est une première. Alors que le processus de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC entre dans une phase cruciale, des proches de victimes de ce conflit vont participer aux pourparlers, qui se déroulent depuis fin 2012 à Cuba. Samedi 16 août, une première délégation de 12 personnes est attendue sur place.

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En annonçant, vendredi 15 août, les noms des 12 personnes qui vont se rendre à Cuba, le coordinateur des Nations unies pour la Colombie, Fabrizio Hochschild, n'a pas caché sa fierté : « C'est la première fois dans l'histoire de la gestion de conflits que nous tentons cette expérience », a expliqué le diplomate.

La délégation représente à la fois les victimes des FARC, de l'armée officielle et des paramilitaires. Ce sont les Nations unies et l'université nationale de Colombie qui ont sélectionné les représentants, 60 au total. Un premier groupe va participer à une audition prévue samedi 16 août à La Havane. Ce sera sans doute l'un des moments les plus dramatiques des discussions. Car pour la première fois, ceux qui ont perdu des proches ou ont été persécutés vont se retrouver face aux responsables de leur malheur.

Pas d’accord de paix cette année

Leur témoignage pourrait peser dans les négociations à venir. Ils auront aussi leur mot à dire sur le dédommagement des victimes. Mercredi 13 août, la guérilla a proposé la création d’un fonds spécial pour les indemniser. Le chef suprême des Farc, Timoleon Jimenez, dit « Timochenko », a aussi assuré ces derniers jours de la « meilleure disposition » de la guérilla à donner des explications et assumer les conséquences de ses actes. Malgré tout, cette rencontre va être une épreuve pour tous les membres de la délégation. A la demande des Nations unies, les victimes seront accompagnées par des psychologues.

Dans ce contexte de volonté de réconciliation en Colombie, le président Juan Manuel Santos a annoncé la création d’un « ministère de l’après-conflit ». Le général Oscar Naranjo, qui sera à sa tête, fait partie de l’équipe menant les discussions à Cuba. Il sera chargé notamment de formuler, structurer et coordonner les politiques et programmes liés à l'après-conflit, ainsi que de conseiller le président afin de moderniser la sécurité et la réintégration des guérilleros qui décident d’abandonner les armes.

« Timochenko », malgré ces efforts, a écarté la possibilité de trouver cette année un accord de paix avec le gouvernement colombien, dans ce conflit qui dure depuis plus d’un demi-siècle.

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