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La revue de presse des Amériques

A la Une: décision historique de la Cour constitutionnelle de Colombie

Ana Elisa Leiderman (G) et Veronica Botero avec leurs enfants à Medellin, en Colombie, le 26 août 2014.
Ana Elisa Leiderman (G) et Veronica Botero avec leurs enfants à Medellin, en Colombie, le 26 août 2014. AFP/Raul ARBOLEDA

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Une femme lesbienne va pouvoir adopter la fille de sa partenaire en Colombie et c’est une première. Cela faisait plus de cinq ans que le couple avait déposé sa demande d'adoption. Ana Leiderman et Veronica Botero se sont mariées il y a neuf ans en Allemagne, rappelle Semana, qui ajoute que « là-bas, chacun a les mêmes droits et devoirs concernant les enfants qui naissent de cette union ». Mais en Colombie, la situation est différente. Seule Veronica, celle qui a porté leur enfant, avait été reconnue comme mère.

La procédure d'adoption a été longue et « semée d'embuches », explique le journal. La décision de la Cour Constitutionnelle a soulevé beaucoup de protestations de la part de la frange la plus conservatrice du pays. Mais pour Semana, « cette décision marque un tournant historique dans le long et compliqué débat sur les droits des homosexuels » en Colombie.

Droits de l’homme en Colombie : il reste des progrès à faire…

La Commission interaméricaine des droits de l'homme, la CIDH, a présenté son quatrième rapport sur la situation des droits de l’homme en Colombie, intitulé « Vérité, justice et réparation ». Il fait le point sur cinq décennies de conflit entre l'armée colombienne et les FARC. SelonEl Espectador, « ce rapport valorise les efforts de l'État pour mettre en place un processus de paix », notamment en ce qui concerne les réparations apportées aux victimes du conflit.

Mais le journal se penche aussi sur les conclusions les moins flatteuses du rapport : « La Commission indique qu'en Colombie il existe encore de grandes difficultés d'accès à la justice ».

El País renchérit : « Il y a des failles dans le mécanisme de recherche des personnes disparues ». Le journal poursuit : « Ce qui inquiète le plus la CIDH, c'est l'impunité qui prévaut », notamment pour les auteurs de ces crimes, issus des fameuses Bacrim, les bandes criminelles organisées qui sévissent dans le pays. Inquiétudes aussi concernant les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les leaders des communautés qui sont aujourd'hui encore sont menacés.

Nouvelle grève générale en Argentine

Cette grève a été moins suivie que la précédente. Car comme l’explique Clarín, la dernière fois, le 10 avril, le syndicat des chauffeurs de bus avait suivi le mouvement. Mais hier, selon le quotidien argentin, « à cause des fortes pressions exercées par la Casa Rosada [la présidence], ce même syndicat n’y a pas participé, ce qui a empêché le succès total de la grève ».

Pour autant, selon La Nación, « personne ne doute de la légitimité des revendications de l'opposition », une opposition dirigée par le syndicaliste Hugo Moyano. Le quotidien poursuit : « Qui ne considère pas nécessaire et urgente la lutte contre la montée du chômage et l'inflation galopante ? La responsabilité du gouvernement est indéniable », conclut le journal.

Le gouvernement argentin s'est livré à une bataille des chiffres avec les syndicats concernant cette grève. Selon le chef du gouvernement Jorge Capitanich, seuls 25 % des travailleurs argentins ont participé à la grève. Mais pour Hugo Moyano, le président du syndicat CGT, la participation serait plutôt de 85 %. Et l'éditorial de La Nación de conclure : « Vu la situation actuelle de l'Argentine, se bagarrer ne servira à rien. Seul le dialogue peut amener une solution ».

Au Brésil, la loi d'amnistie de 1979 peut-être remise en cause

C'est du jamais vu dans le pays : le procureur général de la République, Rodrigo Janot, s'est prononcé pour la révision de la loi d'amnistie qui protège depuis 1979 les tortionnaires de la dictature de toute poursuite judiciaire. Pour Rodrigo Janot, elle doit aujourd'hui être révisée, elle ne peut pas « empêcher que l'on enquête sur des crimes contre l'humanité commis au Brésil ».

Folha de Sao Paulo explique que le procureur de la république a choisi « une date symbolique » pour envoyer sa demande de révision au tribunal fédéral suprême : jeudi, cela faisait tout juste 35 ans que la loi d'amnistie avait été adoptée.

Selon le journal, si cette loi est révisée, cela permettra de rouvrir de nombreux procès contre des hauts responsables des crimes commis pendant cette période noire au Brésil.

 

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