La revue de presse des Amériques

A la Une : les déclarations de Vladimir Poutine sur l'est ukrainien

Le président russe Vladimir Poutine face aux médias, à Minsk, le 27 août 2014.
Le président russe Vladimir Poutine face aux médias, à Minsk, le 27 août 2014. REUTERS/Alexander Zemlianichenko

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Lors d'une interview télévisée, le président russe a en effet évoqué pour la première fois un « statut d'Etat » pour le sud-est de l'Ukraine, alors que jusqu'ici la Russie avait toujours dit souhaiter un système fédéraliste pour ce pays. Des propos qui inquiètent aujourd'hui la presse outre-Atlantique et qui provoquent aussi une certaine colère. « Il fut un temps, écrit par exemple le New York Times, où Vladimir Poutine était soucieux de se faire bien voir par les pays occidentaux. Pour soigner son image, il avait engagé une entreprise de communication, qui avait des dizaines de salariés dans toutes les grandes capitales du monde. Ce temps, se désole le quotidien, est définitivement révolu ».

Dans son éditorial, le Washington Post souligne la campagne de désinformation menée par Vladimir Poutine en Russie : « Le chef d'Etat russe a marginalisé l'opposition politique, muselé les dissidents et intimidé des voix indépendantes au sein de la société civile. En élargissant sa guerre en Ukraine, Monsieur Poutine a également ressuscité la tyrannie du grand mensonge », écrit le journal. « Il utilise les médias d'Etat pour tordre la vérité jusqu'au ridicule. Résultat : la grande majorité des Russes sont dans le noir, ou profondément désinformés sur ce qui se passe chez leur voisin à l'ouest ».

Colombie : nouveau cycle de pourparlers de paix

A La Havane s'ouvre aujourd'hui un nouveau cycle des pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC. « C'est une phase délicate qui démarre aujourd'hui, estime le journal El Tiempo, car les négociateurs doivent se pencher sur l'épineuse thématique des victimes du conflit armé, et notamment sur la recherche de la vérité, de la justice ainsi que sur la question de la réparation ». Le quotidien annonce aussi qu'un nouveau groupe de victimes, choisi lors d'un processus défini par les Nations unies, va se joindre à la table des pourparlers.

« Deux ans déjà que le gouvernement négocie avec les FARC et chaque jour de pourparlers nous rapproche d'un accord final de paix », constate de son côté Semana qui poursuit : « mais les points les plus difficiles n'ont pas encore été abordés, (la question des victimes, le désarmement et la démobilisation des guérilléros ainsi qu'un cessez le feu définitif...) et il y a des nuages noirs à l'horizon ».

Cuba : nouvelles limitations de produits importés depuis l’étanger

Ce lundi, à Cuba, entrent en vigueur de nouvelles limitations d'importation de produits depuis l'étranger. « Beaucoup de Cubains reviennent de voyages aux Etats-Unis ou en Europe, leurs valises remplies de produits qui sont soit hors de prix soit carrément introuvables sur leur île natale », explique El Nuevo Heraldo. « Cette pratique va changer : à partir d'aujourd'hui des limitations sont imposées aux voyageurs. Exemple : plus que 10 litres de détergent au lieu de 44 auparavant. Plus que 24 soutiens-gorge au lieu de 48 ». Mais ces limitations suscitent la colère de nombreux Cubains qui n'y voient pas une « mesure pour protéger l'économie nationale mais seulement pour avantager les magasins d'Etat ».

Guatemala : départ forcé de 230 juifs orthodoxes d’un village

Le procureur guatémaltèque des droits de l'homme a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête. Elle vise à faire la lumière sur le départ forcé de quelques 230 juifs orthodoxes d'un village de l'est du pays. « Cela s'est passé vendredi à San Juan », rapporte El Periodico. « Les Lev Tahor, une communauté fondée en 1980 afin de pratiquer une forme austère du judaïsme, ont été obligés de quitter ce petit village après des mois de tensions avec la population guatémaltèque ».

« Les habitants de San Juan ne sont pas tous désagréables », reconnait le rabbin de cette communauté. « C’est une petite minorité agressive qui nous a expulsés pour des motifs politiques ». De leur côté, les habitants guatémaltèques de San Juan accusent les membres de cette communauté juive de discrimination à leur encontre et de ne pas respecter leurs coutumes. La justice en tout cas veut en savoir plus : dans les colonnes d'El Periodico, le procureur des droits de l'homme fait savoir « qu'aucune personne, autorité ou communauté n'a le droit d'imposer à des personnes ou communautés étrangères un ultimatum pour partir de quelque endroit que ce soit du territoire ».

 

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