Etats-Unis

EI: Obama appelle à l'implication des pays voisins de l'Irak

Le président Barack Obama lors du sommet de l'Otan à New Port, le 5 septembre 2014.
Le président Barack Obama lors du sommet de l'Otan à New Port, le 5 septembre 2014. REUTERS/Larry Downing

Barack Obama va annoncer mercredi, dans une adresse à la nation, sa stratégie pour lutter contre l’Etat islamique, en Irak et en Syrie. Le président des Etats-Unis, dans un entretien exclusif sur le réseau NBC, a réaffirmé qu’il n’était pas question d’envoyer des troupes américaines sur le terrain.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

« Il n’est pas question d’envoyer sur le terrain des milliers de soldats américains, les Etats-Unis n’ont pas vocation à occuper tous les pays qui présentent une menace terroriste. » Barack Obama répète aujourd’hui ce qui est devenu le point central de ses interventions sur la menace représentée par l’Etat islamique.

Pas de troupes américaines au sol donc, mais une assistance aux soldats de l’armée irakienne, aux Kurdes, et à l’opposition syrienne modérée, promet le président des Etats-Unis. Une assistance appuyée par des conseillers, des renseignements et des bombardements américains plus importants afin d’endiguer l’expansion territoriale du groupe terroriste.

Barack Obama, à la recherche d’une légitimité internationale, met en avant la coalition de dix pays occidentaux scellée au sommet de l’Otan, mais il demande une réelle implication des pays de la région : l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, la Jordanie, la Turquie sont cités. « Ces pays doivent comprendre que l’extrémisme sunnite met le monde en danger », explique Barack Obama, qui envoie cette semaine les principaux membres de son administration dans les capitales concernées.

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