La revue de presse des Amériques

A la Une: Obama explique sa stratégie à l’égard de l’Etat islamique

Le président Barack Obama annonce son plan contre l'Etat islamique.
Le président Barack Obama annonce son plan contre l'Etat islamique. REUTERS/Saul Loeb/Pool

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Au lendemain du discours de Barack Obama à la nation, les journaux regorgent de commentaires sur sa stratégie pour combattre l'Etat islamique. C'était « le discours que Barack Obama ne voulait pas tenir », ironise en Une Politico. « Cet homme qui est arrivé au pouvoir en partie grâce à son opposition à la guerre en Irak, cet homme donc a préparé hier soir le pays à s'engager encore davantage au Moyen-Orient alors qu'il a passé une grande partie de sa présidence à tenter justement d'en sortir », constate le site d'information.

Mais les éditorialistes semblent accepter le principe d'une intervention américaine élargie en Irak et en Syrie. « Les déclarations de Barack Obama arrivent tard, mais, on l'espère, pas trop tard », écrit le Washington Post. « Il est toujours temps de vaincre les jihadistes de l'Etat islamique, de restaurer un Etat iraquien uni et d'apporter la paix et une gouvernance humaine en Syrie. Le président a été convaincant en disant que rien de tout cela ne peut se faire sans l'engagement déterminé et sur le long terme des Etats-Unis », estime le quotidien. Même son de cloche dans les colonnes de Fresno Bee, un journal local de la Californie, qui se réjouit: « Barack Obama est enfin sur la bonne voie ».

Des questions sur la faisabilité de la stratégie américaine
 
« Le succès du plan Obama repose sur des bases fragiles », souligne le New York Times qui poursuit: « Pour être efficace, les frappes américaines doivent être suivies par des troupes au sol qui doivent regagner et surtout défendre des territoires contre l'Etat islamique. Pendant longtemps, l'administration Obama s'est opposée à toute action militaire en Syrie, notamment parce que les soi-disant groupes rebelles modérés étaient divisés et inefficaces. Ce sont ces mêmes groupes que la Maison Blanche compte maintenant armer et entraîner. Mais rien ne nous permet de dire que cela fonctionnera ».

De son côté, le journal USA Today écrit: « Pour que la stratégie du président porte ses fruits, beaucoup de choses qui jusqu'à présent étaient improbables doivent devenir réalité ». Et le quotidien de s'interroger: « les nations arabes - y compris les nations sunnites – sont-elles prêtes à combattre non seulement l'Etat islamique mais aussi toute autre forme de l'islam radical ? Les forces de l'islam modéré vont-elles savoir affronter les extrémistes dans leurs propres rangs ?»

Une chose est sûre, conclut le National Journal: « Nous sommes en guerre. Mais jamais dans l'histoire des Etats-Unis, une déclaration de guerre n’aura été si prudente. Jamais un président américain n’aura passé autant de temps à parler de ce que cette déclaration ne voulait pas dire et laissé autant de questions sur ce qu'elle signifie réellement ».

Les victimes du conflit colombien demandent un cessez-le-feu bilatéral
 
A Cuba, le gouvernement colombien et les rebelles des Farc poursuivent leurs pourparlers. Pour la première fois, 12 victimes du conflit qui assistent au dialogue à la Havane ont pris la parole. Venues témoigner devant les représentants de deux parties du conflit, elles demandent un cessez-le-feu bilatéral, une option que le président Juan Manuel Santos a toujours exclue. C’est à lire dans Semana. Une ancienne otage des FARC s’est félicitée de la présence des victimes à la table des pourparlers. « C’est important que les responsables du conflit nous écoutent », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. D’après le quotidien cubain Granma, avant le début des échanges, certaines des 12 victimes sont venues saluer les deux délégations, en leur apportant des bouquets de fleurs et des bougies, un geste hautement symbolique, note Granma.
 
Dilma Rousseff resserre l’écart avec Marina Silva

Au Brésil, à un peu plus de trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, la présidente et candidate Dilma Rousseff remonte dans les sondages. C’est à la Une de la Folha de Sao Paulo. L’écart entre Dilma Rousseff et sa principale adversaire, l’écologiste Marina Silva, se réduit. Il y a quelques jours, les sondages donnaient la candidate du parti socialiste largement victorieuse lors du second tour. Mais la présidente gagne du terrain : selon l’institut Datafolha, Marina Silva s’imposerait à présent avec 4 points d’avance, 6 points de moins qu’au début du mois.  

Le plus ancien journal vénézuélien cesse sa diffusion en papier
 
C’est ce qu’annonce El Impulso sur son site internet. A partir de lundi 15 septembre ses rotatives vont s’arrêter. La raison ? La pénurie de papier et le manque de recettes liés aux restrictions d’échanges de devises imposées par le gouvernement. La direction du quotidien se veut rassurante : « Nous allons revenir », écrit-elle dans un éditorial, « et avec nous la liberté et la démocratie ».

Les musées tolèrent de plus en plus les appareils photo

C’est du moins le constat dressé par la presse québécoise. « À l’ère du tout-à-l’ego numérique », écrit Le Devoir, « les musées, d’ordinaire frileux face aux appareils photo, se montrent de plus en plus tolérants à leur égard. Ils acceptent les visiteurs qui se photographient devant des œuvres, dans leurs salles. Une ouverture », poursuit le quotidien, « revendiquée avec force par les adeptes du fameux selfie et autres accros aux réseaux sociaux, qui profite aux institutions, mais pas toujours aux œuvres, à leur sécurité et au plaisir de les contempler », conclue le Devoir. D’ailleurs « selfie » en québécois, cela donne : « égoportrait ».

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