Brésil

Brésil: l'ex-président Lula défend Dilma Rousseff et Petrobras

L'ex-président Lula da Silva est venu apporter son soutien à l'actuelle présidente et candidate à sa réelection Dilma Rousseff, le 15 septembre 2014, à Rio de Janeiro.
L'ex-président Lula da Silva est venu apporter son soutien à l'actuelle présidente et candidate à sa réelection Dilma Rousseff, le 15 septembre 2014, à Rio de Janeiro. REUTERS/Ricardo Moraes
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, l'entreprise publique Petrobras devient un enjeu dans la campagne. Secoué par plusieurs affaires de corruption, le géant industriel est sous les feux des critiques. Les adversaires de la présidente et candidate Dilma Rousseff accusent son gouvernement d'avoir mal géré la société pétrolière. Du coup, hier soir, l'ancien président Lula - toujours très populaire - a pris la parole devant le siège de Petrobras pour défendre l'entreprise et Dilma Rousseff. Il n'a rien perdu de sa capacité de séduction.

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La magie Lula opère toujours. Vêtu de la chemise orange des ouvriers de Petrobras, l'ancien syndicaliste a galvanisé les quelques 6 000 salariés rassemblés devant le siège du groupe pétrolier à Rio de Janeiro. Il était venu pour défendre l'image de leur entreprise, mise à mal par les récentes affaires de corruptions que les deux principaux adversaires de Dilma Rousseff, l'écologiste Marina Silva et le candidat du centre-droit Aécio Neves n'ont pas hésité à exploiter.

« Je n'ai pas honte de porter cette chemise. Vous, vous devriez être fier de porter cette chemise. Tout le peuple brésilien devrait être fier de cette chemise car elle est le symbole de ce que représente Petrobras pour le Brésil. »

Marina Silva a déjà fait savoir qu'en cas d'élection, l'exploitation des immenses réserves offshore lancée justement par Lula, ne fera pas partie de ses priorités. Une décision qui selon Dilma Rousseff pourrait compromettre l'avenir de l'éducation et de la santé dans le pays. Il faut savoir qu’une partie des recettes de Petrobras doit financer la modernisation des écoles et des hôpitaux.

Le ton monte donc entre les candidats. Dilma Rousseff fait tout pour diaboliser sa principale adversaire. Preuve qu'elle a vraiment peur de perdre le pouvoir. Selon les derniers sondages, Marina Silva remporterait le second tour avec un petit point d'avance sur la présidente sortante.

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