Etats-Unis

Etats-Unis: le patient atteint d'Ebola hospitalisé au Texas est décédé

L'hôpital de Dallas (Texas) où le patient atteint d'Ebola est décédé.
L'hôpital de Dallas (Texas) où le patient atteint d'Ebola est décédé. REUTERS/Mike Stone

Le patient libérien  atteint de fièvre Ebola au Texas est mort à l’hôpital. Thomas Eric Duncan, voyageur arrivant du Liberia, était hospitalisé depuis le 28 septembre. Après ce décès, le doute et les questions surgissent. La Maison Blanche a décidé de renforcer les contrôles dans cinq aéroports.

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Avec notre corrrespondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

Ce voyageur, soigné dans un centre médical de pointe à Dallas au Texas, a bénéficié ces derniers jours d’un traitement expérimental.

Son décès est une nouvelle qui entraine de nombreuses questions aux Etats-Unis. Ce patient a quitté Monrovia, sans symptôme, le 19 septembre, il a ressenti les premiers malaises le 24 septembre, et le personnel médical n’a pas jugé bon de l’hospitaliser lorsqu’il s’est présenté la première fois aux urgences.

Le malade avait reçu la visite de sa famille à l’hôpital mardi. Son état semblait s’améliorer. Mais le traitement expérimental administré n’a pas été assez efficace pour le maintenir en vie.

Es-ce le retard dans le diagnostic qui est la cause de ce décès ? Le personnel médical est-il bien formé pour évaluer les symptômes ? Les Etats-Unis sont-ils menacés d’une épidémie ?

Sensibilisation

Aujourd’hui, tout le monde exprime sa compassion. Mais il y a quelques heures encore, ce ressortissant libérien, devenu malgré lui le malade le plus célèbre des Etats-Unis, a failli être poursuivi, à Dallas et au Liberia, pour « mise en danger la vie d’autrui ». A Monrovia comme à Washington, on lui reprochait d’avoir fait le voyage alors qu’il avait été en contact avec une personne décédée de la fièvre Ebola.

Sa mort a stoppé net la polémique. La stupéfaction domine. Les questions aussi. Si un malade ne survit pas à la fièvre Ebola dans un hôpital américain, qu’en est-il des Libériens, des Sierra-léonais, et des Guinéens, qui manquent de tout dans la zone des trois frontières ? Par ailleurs, les autorités tentent de faire comprendre aux Américains que pour protéger les Etats-Unis, il est nécessaire de déployer plus de moyens pour soigner les malades en Afrique. John Kerry reconnait que l’effort international n’est pas suffisant : « Il y a des besoins supplémentaires auxquels nous devons répondre, si la communauté internationale veut efficacement faire face à ce défi et être sûre de protéger les populations de tous nos pays. »

Mesures de sécurité renforcées

Enfin, le débat sur l’éventuelle fermeture des frontières avec ces pays a été relancé, après qu'il avait été tranché par Obama. C’est une solution fermement rejetée par l’administration Obama, mais que certains élus remettent à présent sur la table.

Pour l'instant, les Etats-Unis ont mis en place des mesures supplémentaires de surveillance de la fièvre Ebola dans cinq aéroports du pays : New York-Kennedy et Newark, Washington, Atlanta et Chicago. Des questionnaires plus complets et un contrôle de la température pour chaque voyageur arrivant d’Afrique de l’Ouest seront appliqués dès la fin de cette semaine.

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