Revue de presse des Amériques

A la Une: manifestations au Mexique après l’enlèvement de 43 étudiants

Des manifestants à Guadalajara le 8 octobre 2014 tiennent des photos des étudiants disparus dans l'Etat de Guerrero, au Mexique.
Des manifestants à Guadalajara le 8 octobre 2014 tiennent des photos des étudiants disparus dans l'Etat de Guerrero, au Mexique. REUTERS/Alejandro Acosta

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« Nous les voulons vivants », titre l’éditorial de La Jornada de Guerrero. Les marches de milliers de personnes montrent l’urgence de la situation : le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour retrouver les 43 étudiants disparus. Et l’éditorialiste de rappeler les multiples omissions et erreurs dont ont fait preuve les autorités. D’abord sur le pédigrée du maire d’Iguala, que tout le monde suspectait d’appartenir au crime organisé, et qui a pu s’échapper sans encombre. Ensuite, sur l’intervention tardive des forces fédérales pour enquêter sur la disparition des étudiants, alors que des complicités de la police municipale agissant en connivence avec des bandes du crime organisé ont été révélées.

 
Disparition des 43 étudiants, une affaire qui concerne le Mexique tout entier

Ces mobilisations rappellent aussi qu’il ne s’agit pas d’une affaire locale. Cela concerne non seulement les autorités fédérales, mais l’État tout entier. Milenio retrace le parcours du maire d’Iguala, José Luis Abarca, qui serait impliqué dans d’autres crimes. Le PRD, le Parti de la révolution démocratique, de gauche, dans l’opposition, a demandé pardon hier pour son erreur de jugement lorsqu’il a choisi José Luis Abarca comme candidat à la mairie d’Iguala, rapporte Milenio.

États unis : de nouvelles révélations entachent le service de sécurité d'Obama

Aux États-Unis, le scandale sur les incidents de sécurité autour du président Obama se poursuit, avec des révélations sur l’épisode en Colombie lorsque des agents de sécurité avaient loué les services d’une prostituée. C’est ce que révèle le Washington Post. Bien que deux douzaines d’agents des services secrets aient été punies ou licencié après ce scandale en 2012, de nouveaux détails ont filtré montrant que des hauts responsables à la Maison Blanche avaient été mis au courant, mais qu’aucune enquête n’avait été diligentée à l’époque. Il y aurait même eu des pressions internes pour que l’affaire soit étouffée, jusqu’à après l’élection présidentielle de 2012. L’enquête du Washington Post donne tous les détails des dessous de l’affaire, à lire sur leur site.

Le premier procès sur les méthodes d’alimentation forcée exercées sur les grévistes de la faim à Guantanamo s’est achevé hier

Un prisonnier syrien, Abou Dhiab, arrêté en 2002 au Pakistan, qui a été déclaré libérable en 2009 a qualifié ces méthodes d’alimentation forcée de torture. Hier, les avocats côté gouvernement s’efforçaient de montrer à la cour qu’au contraire, les méthodes étaient fiables et confortables, rapporte le Miami Herald. Pendant trois heures, des vidéos ont été diffusées pendant le procès, mais à huis clos, des images difficiles à supporter, ont déclaré les avocats d’Abou Dhiab.

L’Uruguay pourrait refuser d’accueillir les six ex-prisonniers de Guantanamo

Ce prisonnier syrien fait partie d’une liste de six libérables de Guantanamo qui devaient être envoyés en Uruguay dans quelques semaines, suite à un accord entre les présidents américain Obama et uruguayen Mujica. José Mujica a admis hier que cet accord était réversible : cela dépendra du résultat de l’élection présidentielle en Uruguay fin octobre, précise El Observador. Le candidat du Parti national y est opposé. En revanche, celui du Frente Amplio, le parti de Mujica, y serait favorable. De son côté, la directrice des Affaires Amérique latine du Washington Office a déploré l’utilisation de ce sujet dans la campagne électorale, conclut La Red 21.

Aux États-Unis, la tension monte après le décès du patient libérien à l’hôpital au Texas

Thomas Eric Duncan a été le premier à décéder du virus Ebola sur le sol américain, écrit le Dallas Morning News. Sa famille, placée en quarantaine, a dû faire le deuil totalement isolée. De toutes les personnes avec lesquelles il a pu être en contact, une dizaine sont particulièrement suivies. La psychose gagne du terrain. Dans les aéroports, de nouvelles procédures de prise de température systématique des personnes en provenance d’Afrique de l’Ouest ont été décidées. Mais selon l’éditorialiste du Washington Post, il est impossible de lutter contre Ebola en fermant les frontières des États-Unis. Les virus et les bactéries ne s’arrêtent pas aux contrôles douaniers, souligne-t-il. La réponse n’est pas de couper du monde les pays les plus affectés, Libéria, Sierra Leone et Guinée, mais au contraire de renforcer les moyens pour lutter contre Ebola sur place, pas aux frontières américaines.

Au Brésil, le parti socialiste a apporté son soutien au candidat de centre droit Aecio Neves

La candidate du parti socialiste Marina Silva n’a pas encore donné de consigne de vote, elle devrait l’annoncer ce jeudi. Selon O Globo, elle attend qu’Aecio Neves montre des signes d’engagement sur les propositions de gauche comme la réforme agraire et les programmes sociaux. Mais certains au sein du Parti socialiste n’approuvent pas le soutien au candidat de centre droit, rapporte Carta Capital. Selon la députée socialiste Luiza Erundina citée dans le journal, soutenir un candidat connu pour être conservateur est contre nature et humiliant.

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