Colombie / FARC

Colombie: les FARC tiennent leur promesse et libèrent deux soldats

Deux soldats colombiens en poste dans les rues du département du Choco où a été enlevé le général Alzate, le 18 novembre 2014.
Deux soldats colombiens en poste dans les rues du département du Choco où a été enlevé le général Alzate, le 18 novembre 2014. AFP PHOTO/LUIS ROBAYO

En Colombie, la guérilla des FARC a libéré ce mardi 25 novembre deux soldats qu'elle détenait depuis le 9 novembre dernier dans l'est du pays. Il s'agit d'un premier pas vers la reprise des négociations de paix de La Havane entamées il y a deux ans. Négociations suspendues par le gouvernement après l'enlèvement le 16 novembre d'un général et de deux personnes qui l'accompagnaient, cette fois dans l'ouest de la Colombie. Les FARC conditionnent désormais leur libération au retrait des troupes dans cette zone.

Publicité

Les deux soldats de 23 et 24 ans ont été remis ce mardi aux représentants d'une mission humanitaire sous l'égide du CICR, le Comité international de la Croix-Rouge. Ils ont ensuite été transférés en hélicoptère depuis l'Etat d'Arauca et pris en charge par l'armée colombienne, direction Bogota où ils devaient effectuer des examens médicaux.

« Nous avons rempli nos engagements pour cette première étape de l'accord humanitaire spécial » indiquent les FARC dans un communiqué. « A partir de maintenant, nous allons concentrer nos efforts pour la libération du général Alzate et des deux personnes qui l'accompagnaient. »

C'est l'enlèvement de ce plus haut gradé de l'armée qui avait conduit le président Juan Manuel Santos à suspendre les pourparlers de paix à La Havane. L'opération pour libérer ces trois personnes pourrait être plus difficile dans cette région reculée du Choco entre montagnes et cours d'eau.

En effet, les FARC réclament l'arrêt des opérations militaires pour ne pas mettre en danger leur libération. Et l'ELN, l'Armée de libération nationale, l'autre guérilla présente dans la région, a interdit la circulation des transports publics dans le département du Choco de mardi à mercredi. Une situation qui pourrait compliquer la libération des otages.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail