Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

A la Une: Ferguson retrouve son calme

Manifestation à Ferguson le 24 novembre 2014. Depuis le calme semble revenu.
Manifestation à Ferguson le 24 novembre 2014. Depuis le calme semble revenu. REUTERS/Jim Young
4 mn

Publicité

À la veille de la fête nationale de Thanksgiving et alors que la première neige est tombée sur la ville, Ferguson semble retourner à la normale. C’est en tout cas le constat dressé par la presse locale qui parle toutefois d’une normalité toute « relative ». D’après le Saint Louis Dispatch, des soldats continuent à patrouiller dans la ville. Et des gardes armés sont toujours postés sur le toit de certains magasins. Et la presse s’interroge toujours sur la violence de la police américaine, une violence trop souvent cachée. Selon le site d’information Politico, il n’y a pas de données officielles qui recensent les violences et les bavures commises par la police. Une loi fédérale oblige les commissariats à divulguer ce genre d’informations, mais elle n’est pas respectée. Il y a eu par le passé des efforts au niveau national pour obtenir ces données, mais ces efforts n’ont jamais abouti. D’où le sentiment très répandu parmi les Américains que la police peut agir hors du cadre légal, « qu’elle n’est pas tenue de justifier ses actions »

 
En parlant de bavures, le Washington Post a publié une vidéo qui montre un policier tuant un garçon de 12 ans. Cela s’est passé le samedi 22 novembre 2014 à Cleveland. Le garçon, un jeune noir, joue avec un pistolet factice. Alertée par un témoin, la police arrive sur les lieux, un agent descend de la voiture et tire immédiatement sur le garçon. C’est sa famille qui a demandé que la vidéo soit rendue publique. Il s’agit en fait d’un enregistrement fait par une caméra de surveillance. D’après le Washington Post, les deux policiers ont été suspendus de leurs fonctions. Comme à Ferguson, un grand jury doit se pencher sur l’affaire et décider d’inculper ou pas les deux hommes. 

Tabaré Vazquez favori pour la présidentielle en Uruguay

Dimanche prochain, le 30 novembre 2014, les Uruguayens retournent aux urnes pour le second tour de l’élection présidentielle. Selon le journal El Pais, le candidat de la gauche, Tabaré Vazquez, est le grand favori de ce scrutin. Tous les sondages lui donnent plus de 50% des voix contre environ 37% pour son rival de droite Luis Lacalle Pou. La gauche uruguayenne est donc assurée de remporter une seconde victoire après celle des législatives. Le 26 octobre dernier, rappelle El País, le parti Frente Amplio avait déjà obtenu la majorité au Parlement.

La campagne a été très tendue. Les deux camps n’ont cessé de s’échanger des amabilités. C’est à lire dans le journal brésilien Folha de Sao Paulo. Luis Lacalle Pou qui joue sur l’image du « jeune challenger » a qualifié le président sortant José Mujica et son protégé Tabaré Vazquez de « conseil de vieux sages ». Il a accusé la gauche d’utiliser la « machine d’État » pour gagner les élections.

D’après la Folha de Sao Paulo, le candidat de la droite se sent particulièrement offensé par un spot de campagne qui le qualifie de « pituco » c'est-à-dire de bourgeois, snob. Du coup, José Mujica s’est excusé auprès des électeurs en général et de Luis Lacalle Pou en particulier. « Parfois, dans le feu de l’action, il peut y avoir des excès de langage », a concédé le président de gauche sortant. 

Le sommet de la Francophonie à Dakar

Le sujet fait la Une de la presse canadienne francophone et pour cause : selon Le Devoir, la lutte contre Ebola risque de se retrouver au cœur du sommet. Et le Canada pourrait se faire montrer du doigt à cause de sa politique restrictive : avec l’Australie, « il fait partie des pays qui ont suspendu la délivrance de visas aux résidents et citoyens des régions touchées par le virus ».
 

Toujours d’après Le Devoir, le président sénégalais Macky Sall souhaite proposer, lors du sommet, un projet de résolution qui vise à « exprimer la solidarité des pays membres de la Francophonie à l’égard des pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés ». Selon des sources africaines, le projet demanderait la fin des restrictions à la libre circulation avec les pays frappés par l’épidémie, comme la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.