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Pérou

Climat: début des travaux à Lima pour un accord global en 2015

L'entrée du site du COP20 à Lima, au Pérou.
L'entrée du site du COP20 à Lima, au Pérou. AFP PHOTO/CRIS BOURONCLE
Texte par : RFI Suivre
4 mn

A Lima, la capitale du Pérou, la 20e réunion des Nations unies sur le climat, la COP20, doit commencer ce lundi 1er décembre. Un événement qui devrait réunir quelque 12 000 personnes venues des quatre coins du monde, avec en ligne de mire la grande conférence sur le climat de la fin 2015 à Paris.

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Avec notre correspondante à Lima, Chrystelle Barbier

Tout est prêt à Lima pour recevoir les représentants des 195 pays de la Convention des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), qui négocieront pendant deux semaines en vue d’obtenir un accord sur les mesures à prendre pour réduire les effets du changement climatique. Un accord qu’attendent les habitants du monde entier, estime Manuel Pulgar-Vidar, ministre de l’environnement péruvien et président de la COP20.

« Je crois que les citoyens attendent que les décideurs prennent des décisions, a-t-il déclaré à RFI. Et je crois que la tendance actuelle montre qu’on est dans un état d’urgence qui nous met dans l’obligation de prendre des décisions. Le mandat mondial est d’avoir un accord en 2015. »

Pendant 12 jours, les 12 000 participants à cette réunion vont donc devoir établir un cadre d’entente afin d’amener les pays à un accord global lors de la COP (Conférence des parties) de Paris, en décembre 2015. « Je ne veux pas rejeter toute la responsabilité sur la France, poursuit le ministre péruvien, mais c’est à ce moment-là que l’on va savoir si on a réussi à obtenir cet accord ou non. » 

Plusieurs engagements

Tout le monde a encore en tête l’échec de la COP de Copenhague en 2009, un sommet qui n’avait débouché sur aucun accord significatif. Mais le contexte actuel pousse à un peu plus d’optimisme : ces derniers temps, les bonnes nouvelles dans le « dossier climat » ce sont en effet accumulées.

En marge du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec), mi-novembre, les Etats-Unis et la Chine ont convenu de réduire parallèlement leurs émissions de gaz à effet de serre. Washington s’est engagé sur une baisse de 26 à 28% de ses émissions de C02 d’ici 2025 quand Pékin souhaite inverser la courbe des siennes en 2030. Barack Obama a souligné que les deux pays - premiers pollueurs au monde - étaient « déterminés à atteindre un accord à Paris en 2015 ».

Il y a quelques jours, c’était au tour de l’Union européenne de prendre des engagements : les Vingt-Huit se sont entendus pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030 par rapport à 1990, tout en portant la part des énergies renouvelables à 27% du mix énergétique. Par ailleurs, 27% d’économies d’énergies devront être réalisées.

 → A (RE)LIRE : Réduire de 40% les gaz à effet de serre: «ambitieux, mais difficile»

Enfin, dans le même temps, le Fonds vert, promis lors du sommet de Copenhague par les pays industrialisés pour aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique, a commencé à se remplir. Vingt et un pays se sont engagés à y verser 7,4 milliards d’euros.

Néanmoins, ces « bonnes nouvelles » ne doivent pas masquer l’urgence de la situation : selon le Groupe d’experts sur le climat (Giec), sans mesures supplémentaires, le réchauffement pourrait atteindre 4 °C d'ici à la fin du siècle. Il reste ainsi « peu de temps » pour agir, alors que les Etats se sont engagés à adopter des mesures afin de contenir la hausse des températures à 2 °C.

 → A (RE)CONSULTER : le site du COP20 de Lima

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