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La revue de presse des Amériques

A la Une: Colombie, les FARC ont libéré le général Ruben Dario Alzate

Le ministre colombien de la Défense, Juan Carlos Pinzón, s’entretient avec le général Ruben Dario Alzate, des soldats et une avocate, le 30 novembre 2014.
Le ministre colombien de la Défense, Juan Carlos Pinzón, s’entretient avec le général Ruben Dario Alzate, des soldats et une avocate, le 30 novembre 2014. REUTERS/Colombian Army Press Office/Handout via ReutersJuan Carl

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Cette libération devrait permettre la reprise du processus de paix. C’était la condition sine qua non posée par les autorités de Bogota pour que ce processus de paix reprenne à La Havane, à Cuba. Mais après cet heureux dénouement, la presse colombienne s’interroge tout de même.

L’hebdomadaire et quotidien sur internet Semana se demande par exemple si le processus de paix sort renforcé ou au contraire affaibli après cet épisode. « Suite à la libération du général Ruben Dario Alzate de la part des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), on pourrait conclure que le mouvement a désormais atteint une maturité suffisante pour que la signature d’un accord soit irréversible. Mais on pourrait également dire que la confiance a été rompue entre les deux parties et que cet enlèvement pourrait créer un précédent puisqu’il a entraîné la suspension des négociations. Dans les jours à venir, un autre enlèvement ou une action similaire ou plus grave pourrait envoyer ce processus de paix aux soins intensifs ».

Mais la presse ne critique pas seulement les FARC. Le gouvernement est également ciblé. Et pour cause, dimanche, alors que les membres du gouvernement applaudissaient à l’unisson la libération des trois otages, une vague d’indignation au sein de la population se faisait sentir. D’après le journal Semana, les familles de plusieurs personnes qui sont décédées durant leur captivité ont haussé le ton, estimant que « si les autorités avaient agi ainsi à l’époque », c'est-à-dire en acceptant les conditions émises par les FARC, « la situation serait bien différente aujourd’hui ».

Mais Semana nuance ses propos, car le gouvernement, en stoppant le processus de paix, s’est montré ferme avec les FARC, et c’est une première de la part du président Juan Manuel Santos, qui a ainsi pu rassembler derrière cette posture les Colombiens qui restent dubitatifs quant à un accord de paix avec la guérilla marxiste. Place maintenant à la reprise de ce processus de paix, conclut le journal, même si pour l’instant aucun calendrier n’a été publié.

Victoire de Tabaré Vazquez lors du second tour de l’élection présidentielle uruguayenne

L’Uruguay a tranché et ne souhaite pas d’alternance politique. Tabaré Vazquez, président entre 2005 et 2010, va prendre la suite de José Mujica (surnommé Pepe Mujica). Une victoire sans appel puisque ce cancérologue de profession, âgé de 74 ans, a remporté ce second tour avec 53,6 %, soit plus de dix points d’avance sur son rival du centre-droit Luis Lacalle Pou. Bien entendu, toute la presse uruguayenne titre sur cette victoire avec en Une de grandes photos de Tabaré Vazquez. « Victoire écrasante », « L’Uruguay sort vainqueur » peut-on par exemple lire sur El Observador ou sur la Une de La Républica.

Le quotidien uruguayen El Pais, qui salue également la victoire du candidat de la coalition de gauche du Frente amplio, détaille quelques points du programme du président qui prendra ses fonctions le 1er mars prochain. Moins progressiste que José Mujica, il va concentrer ses efforts sur l’éducation et la sécurité. Concernant la légalisation du cannabis, chantier lancé par son prédécesseur, il se montre très prudent. Il compte notamment encadrer très strictement la vente, selon El Pais, et mener des études pour savoir si cette politique est viable. Enfin, l’avortement est également un sujet houleux. Pepe Mujica l’a légalisé alors que lui s’y opposait. Mais selon le quotidien, il ne reviendra pas sur cette loi, de peur de se mettre une bonne partie de la population à dos.

Haïti et le Canada sont à la fête après l’élection de Michaëlle Jean au poste de secrétaire générale de l’OIF

La Canadienne d’origine haïtienne succède au Sénégalais Abdou Diouf, qui sera resté 12 ans à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Un choix qui fait la Une du site de l’agence de presse haïtienne Alterpresse qui dresse le portrait de la première femme à occuper ce poste.

Ancienne gouverneure générale du Canada et envoyée spéciale de l’ONU en Haïti, Michaëlle Jean s’est engagée avec tous les acteurs (chefs d’Etat, gouvernements et associations) pour mettre en œuvre la feuille de route issue de ce sommet de Dakar, au Sénégal.

Les félicitations en provenance d’Haïti ne se sont pas fait attendre selon Alterpresse. A l’image des communiqués du président Michel Martelly et celui de son Premier ministre Laurent Lamothe. Au Canada, la presse salue également ce choix, surtout la presse francophone bien entendu. Le Devoir publie en Une une grande photo d’Abdou Diouf levant le bras de Michaëlle Jean, comme si elle venait de remporter un combat de boxe avec ce sous-titre : « Première femme et non-africaine, elle est perçue comme un choix de compromis ».

L’éditorial du Devoir est plus critique sur l’OIF dans son ensemble. Une organisation qui compte désormais trois nouveaux membres observateurs : le Mexique, le Costa Rica et le Kosovo. Pour le journal, « pas besoin de relire Camus pour savoir que l’absurde ne tue pas, au contraire. L’OIF a depuis longtemps des allures de joyeuses maisons de fous », estime le quotidien canadien qui souhaite en quelque sorte bonne chance à Michaëlle Jean.

 

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